
Pantin, le 15 février 2026
Mesdames, Messieurs les membres de la FCPE Pantin,
C’est avec beaucoup d’attention que nous avons pris connaissance de la note que vous nous avez transmise au nom de la FCPE.
Tout d’abord, nous tenons à vous remercier sincèrement du temps que vous prenez pour vous impliquer au service de l’école publique et des enfants pantinois.
Notre programme reprend presque toutes vos propositions. Dans un souci de transparence et d’engagement, nous tenons à répondre par écrit point par point à chacune des interrogations que vous soulevez. C’est ce que vous trouverez dans les pages qui suivent.
Comme vous le dites, l’école est le premier poste de dépenses du budget de la ville. Cela doit rester une évidence, tant l’école publique est au cœur du projet républicain.
Parmi nos priorités, je souhaiterais mettre tout particulièrement en avant quelques engagements forts :
- Refondre le quotient familial ;
- Une ATSEM par classe en maternelle ;
- Un grand plan de rénovation du bâti scolaire et périscolaire, avec une méthode qui rejoint celle que vous proposez : un audit du bâti en début de mandat, qui sera rendu public, et qui servira de base à une concertation en vue d’élaborer la programmation pluriannuelle d’investissement. Nous prioriserons les établissements les plus vétustes et l’adaptation au changement climatique, et apporterons une attention particulière à la dignité des sanitaires ;
- Monter un observatoire de la mixité scolaire ;
- Avancer l’horaire de l’accueil du matin à 7h30 ;
- Donner un nouveau souffle au périscolaire, en renforçant notamment la formation des animateur.rice.s et en améliorant la qualité des activités proposées sur la pause méridienne, le mercredi et pendant les vacances ;
- Faire de la reconstruction ou de la rénovation du lycée Berthelot notre grand combat politique avec la Région au cours du mandat.
Votre document confirme que la communauté éducative et les familles attendent une ville qui assume l’école publique comme une priorité politique, sociale et écologique. Sur l’immense majorité de vos propositions, nous sommes en accord de fond ; nos nuances portent surtout sur la méthode (temps d’évaluation, faisabilité technique, articulation avec les compétences de l’État ou de la Région).
Nous sommes disponibles pour un échange approfondi, en format collectif, afin d’affiner ensemble les modalités concrètes de mise en œuvre de ces engagements si nous sommes appelés à gérer la Ville.
Mathieu Monot, pour la liste Osez Pantin
Sur la défense de l’école publique
Nous souscrivons pleinement à la nécessité de défendre l’école publique, et nous nous y emploierons pendant toute la durée du mandat, avec une double approche : apporter notre soutien aux équipes éducatives, valoriser les projets et mettre en avant à chaque fois que les choses se passent bien, tout en se mobilisant lorsque c’est nécessaire. En bref : ni « école-bashing », ni déni.
Pour des milliers d’élèves et de parents pantinois, l’école publique est un espace dynamique et émancipateur, où l’on peut grandir et apprendre sereinement. L’école tient bon grâce aux femmes et hommes formidables qui la font tenir. Qu’il s’agisse de projets culturels ou de pratiques pédagogiques innovantes, il se passe énormément de choses formidables dans les écoles pantinoises, qu’on ne met pas suffisamment en valeur. Ce déficit de valorisation entraîne un sentiment de manque de reconnaissance chez de nombreux enseignants. Concrètement, nous souhaitons renforcer la communication sur les projets conduits dans les écoles de Pantin, en commençant par systématiser une rubrique “éducation” dans le journal Canal.
Mais, vous le dites à raison, l’Etat est souvent défaillant dans sa mission de service public, en Seine-Saint-Denis plus qu’ailleurs. Il l’est en matière de sécurité, de justice, mais aussi et surtout en matière d’éducation nationale et cela produit des inégalités territoriales criantes. A Pantin, la dégradation du service public de l’enseignement inquiète les parents, pressurise les équipes éducatives et nourrit malheureusement les phénomènes d’évitement vers le secteur privé, qui impactent le vivre ensemble dans la ville.
Quand ça ne va pas, même s’il ne s’agit pas de sa compétence, nous sommes convaincus que l’autorité municipale doit tout de même se donner les moyens de jouer un rôle prépondérant pour défendre et porter les besoins de la commune à l’échelle de la circonscription académique, du rectorat ou même du ministère.
A l’échelle locale, nous nous engageons à suivre plus étroitement les absences non remplacées en organisant un système de remontée d’information plus efficace via les agents municipaux présents dans les établissements. Quand une classe se retrouve sans professeur pendant plusieurs jours, le maire et son adjoint.e doivent le savoir rapidement afin de pouvoir intervenir de manière plus réactive. Plus généralement, un dialogue plus étroit – et probablement plus franc – avec la direction académique et le rectorat doit être engagé pour suivre et solutionner les difficultés rencontrées dans les établissements scolaires de la ville.
Faudra-t-il à nouveau nous mobiliser aux côtés des parents et/ou des personnels de l’éducation nationale ? Nous ne l’excluons pas et sommes prêts à le faire si c’est nécessaire. Comme beaucoup de “banlieues rouges”, la Ville de Pantin dispose d’une longue histoire de mobilisation des élus aux côtés des habitants pour défendre l’école publique et laïque. La mobilisation de 2024 pour le plan d’urgence éducation, sur laquelle vous nous interrogez, s’inscrit dans la lignée de cet héritage politique qui nous honore et nous oblige.
Enfin, nous sommes convaincus que les élus locaux peuvent, et même doivent, s’efforcer de participer aux débats publics nationaux sur l’école. Il y a trois questions sur lesquelles il nous paraît aujourd’hui prioritaire de se mobiliser à l’échelle nationale: la nécessaire réforme du financement public de l’enseignement privé, le statut des AESH et l’évolution de l’éducation prioritaire. Nous nous engageons à apporter notre soutien aux initiatives militantes qui défendront ces deux grandes thématiques. Nous serons particulièrement vigilants sur le secteur Joliot Curie menacé d’une sortie du réseau éducation prioritaire.
| Proposition 1 (soutien aux établissements publics) : Nous porterons un discours fort de soutien aux établissements publics pantinois, et agirons de manière concertée avec les autres élus locaux et parlementaires, les parents d’élèves et/ou les syndicats chaque fois que c’est pertinent. Nous nous engagerons activement dans les débats nationaux sur l’école publique et la mixité scolaire. |
Sur la mixité scolaire
La carte scolaire communale a évolué sous le mandat qui s’achève, en raison de l’ouverture de deux écoles.
Nous portons un regard critique sur la réforme de la carte scolaire en amont de la rentrée 2025, légitime et logique mais menée à la hâte et sans concertation.
Sur la forme, elle aurait dû associer l’ensemble de la communauté éducative, et votre association en premier lieu, notamment sur la définition des critères et grands objectifs poursuivis (avec un cadre clair pour ne pas prêter le flanc à la défense des intérêts particuliers). Le non-franchissement de l’avenue Jean Lolive, comme critère impératif, aurait par exemple pu être discuté pour éviter peut-être une trop grande rigidité ressentie sur certaines adresses. Une « bonne » carte scolaire est d’abord une carte dont la logique et les objectifs sont compris par le plus grand monde, et qui trouve le bon équilibre entre vie pratique et mixité sociale.
La refonte de la carte scolaire ayant eu un fort impact sur les habitudes des familles, nous n’envisageons pas de la réviser immédiatement, afin de ne pas recréer d’instabilité.
| Proposition 2 (évaluation de la réforme de la carte scolaire) : Dès notre élection, nous mandaterons une étude pour évaluer les effets de cette refonte et notamment ses conséquences en matière de mixité sociale, comme vous le suggérez. Les résultats de cette enquête seront rendus publics. |
Sur l’évitement scolaire
Nous partageons votre inquiétude face aux taux élevés d’évitement vers le secteur privé et/ou vers d’autres communes. Cela a des effets négatifs sur la cohésion sociale de notre ville. Ce phénomène d’évitement commence dès la maternelle et s’accentue à la fin de l’école primaire puis de manière encore plus forte à la fin du collège.
Or, l’école publique est un lieu précieux de brassage des enfants et des adolescents pantinois, quelles que soient leurs origines sociales et culturelles. Prendre acte de l’ampleur de l’évitement scolaire sans agir avec vigueur, c’est accepter que les Pantinois vivent les uns à côté des autres mais pas vraiment ensemble. La mixité sociale tant appréciée à Pantin doit aller de pair avec la mixité scolaire de nos écoles. La Ville doit, de ce point de vue, renforcer ses relations et collaborations avec le Département et ses quatre collèges ainsi que la Région et ses trois lycées.
| Proposition 3 (étude de l’évitement scolaire) : Nous retenons votre proposition de créer un observatoire de la mixité scolaire dans le premier degré, en lien avec les travaux du Département sur les collèges et/ou, comme vous l’évoquez, sous forme de coopération avec des travaux de recherche. |
Notre volonté de valoriser la vie des écoles publiques tout en étant intransigeant sur les défaillances constitue aussi un moyen de redonner confiance dans l’école et donc de lutter contre l’évitement (cf. réponse au chapitre « Défendre l’école publique »).
Sur le quotient familial
Le diagnostic que vous portez sur le quotient familial à Pantin recoupe le nôtre : la grille actuelle manque de progressivité, ne tient pas assez compte des charges réelles (notamment s’agissant du logement) et des structures familiales. Il n’est pas normal que les modalités de calcul n’aient pas été révisées depuis près de 20 ans (seule la grille a bougé).
C’est pourquoi nous proposons de généraliser le quotient familial à l’ensemble des services municipaux (notamment pour la saison culturelle), mais aussi d’améliorer son mode de calcul, pour le rendre plus individualisé, lisible et progressif. Nous proposons également que son calcul soit individualisé.
Cela doit permettre de faire baisser les tarifs pour les ménages aux revenus les plus faibles, et d’améliorer la progressivité et l’équité des tarifs municipaux. Nous voulons intégrer explicitement la situation des familles monoparentales parmi les critères de calcul du quotient familial, et nous entendons créer par ailleurs un « statut famille monoparentale » ouvrant des droits renforcés (priorités d’accès, droit au repos, accompagnement dédié).
| Proposition 4 (refonte du quotient familial) : Nous modifierons le mode de calcul du quotient familial pour qu’il tienne davantage compte des ressources et des charges réelles des familles, notamment monoparentales. |
Sur le bâti scolaire
Nous partageons votre constat : de vrais progrès ont été réalisés au cours du mandat sortant (Diderot, Marcel Cachin, Sophie Germain…), mais l’état des écoles et des centres de loisirs reste trop hétérogène, avec des fragilités inacceptables (sanitaires, isolation, humidité, risques sanitaires, accessibilité). L’été 2025 a, de ce point de vue, été particulièrement révélateur : une canicule mal anticipée arrivant plus tôt que d’habitude en juin, l’impossibilité d’assurer le centre de loisirs à la Maison de l’Enfance, les problèmes d’accès à l’eau du robinet à l’école Joliot Curie, etc.
Cette tension sur la vétusté du bâti scolaire n’est pas propre à la ville de Pantin. C’est une problématique nationale, qui concerne des milliers de villes. Ce constat ne doit pas nous empêcher de réfléchir à la bonne méthode pour relever les défis, sans faire de promesses intenables.
Notre programme pour Pantin fait de la rénovation des écoles et centres de loisirs un axe majeur. Plutôt que de nous engager sur une liste de rénovations, nous nous engageons avant tout sur une méthode, avec le lancement, dès notre élection, d’un grand plan pour la rénovation du bâti scolaire en plusieurs étapes :
- D’abord un audit des bâtiments, dès le début du mandat, dont les résultats seront rendus publics et qui servira de base aux concertations sur le bâti. Ce document contiendra aussi un bilan des projets de rénovation en cours, déjà engagés par la ville, afin que toute la communauté éducative dispose d’une vision d’ensemble.
- Le premier budget du mandat consacrera une place importante à un effort de rattrapage des travaux en attente pouvant être réalisés dans l’année : réponse aux petits travaux demandés par les conseils d’école depuis plusieurs années, remise en état des sanitaires partout où c’est nécessaire, « plan d’urgence canicule » visant à doter les écoles de mesures d’atténuation (stores dans toutes les classes, ventilateurs en nombre suffisants, etc.).
- Puis, une programmation pluriannuelle des travaux rendue publique et qui fera l’objet d’une consultation préalable, dans laquelle nous donnerons la priorité à la rénovation des bâtiments les plus vétustes et à l’adaptation durable des bâtiments au changement climatique.
C’est pourquoi, sur ce point, nos propositions convergent largement avec les vôtres :
| Proposition 5 (diagnostic actualisé et rendu public) : c’est ce que nous proposons également, avec un audit du bâti scolaire et périscolaire dans les premiers mois, rendu public, servant de base à l’élaboration d’un plan pluriannuel de travaux. |
| Proposition 6 (programmation pluriannuelle publique avec bilan annuel) : nous y adhérons ; nous souhaitons y associer des comités de suivi dans les écoles, avec les parents, les professeurs et les agents. |
| Proposition 7 (Plan climat écoles : rénovation thermique, végétalisation, qualité de l’air et de l’eau) : cela converge avec notre « plan Pantin propre, fraîche et respirable» et notre objectif de rénovation des écoles pour les adapter au réchauffement climatique. S’agissant de la végétalisation, nous nous fixons l’objectif d’une cour d’école véritablement végétalisée dans chaque établissement, étant précisé que nous regrettons les aménagements minimalistes de certaines cours dites « jardin » mais qui restent très bétonnées, comme à l’école Cochennec. Nous ne minimisons pas les contraintes – techniques et/ou budgétaires – qui pourraient freiner l’atteinte de cet objectif, mais celles-ci seront expliquées en toute transparence le cas échéant. |
| Proposition 8 (association des communautés scolaires aux priorités) : nous nous engageons à assurer une transparence dans le suivi des travaux et à créer des espaces de concertation réguliers avec enseignants, parents, agents et enfants pour suivre les travaux et ajuster les priorités. Ce qui a été initié à Sadi Carnot dans le cadre des travaux du centre de loisirs ou à Méhul dans le cadre des travaux de reprise de la structure sera généralisé à chaque chantier d’envergure. A l’inverse, l’absence de communication régulière sur l’avancée des travaux à Sophie Germain, puis la mise devant le fait accompli des parents après la date limite de dépôt des demandes de dérogation, constitue un exemple de ce qu’il ne faut plus faire. |
| PropProposition 9 (sanitaires dignes partout) : cela figure explicitement dans notre programme ; nous partageons vos exigences de propreté, d’intimité et de ventilation. Tous les sanitaires des écoles et des centres de loisirs qui le nécessitent feront l’objet de travaux dans l’année suivant notre élection. |
| Proposition 10 (relevés de température et communication) : nous sommes favorables à un suivi régulier des températures dans les classes, intégré au pilotage du Plan Climat, et à une communication aux parents sur demande, sous réserve de moyens techniques adaptés. Il n’est pas acceptable que la température de certaines classes descende parfois à 12 ou 13 degrés comme lors du dernier épisode neigeux ou à 40 degrés en période de canicule, sans que les parents n’aient aucune idée des températures dans les classes. Ces relevés de température s’intégreront dans l’audit du bâti lancé dès mars prochain. |
| Proposition 11 (accessibilité complète d’ici 2030) : nous partageons l’objectif politique – et légal – d’accessibilité universelle des ERP ; notre programme prévoit de rendre 100% des bâtiments publics et des cours d’écoles accessibles aux handicaps sensoriels, cognitifs et moteurs. Cet enjeu sera inclus dans l’audit de début de mandat. |
| Proposition 12 (évaluation des rénovations et leçons pour la suite) : nous y sommes favorables ; nous proposons de systématiser des bilans après travaux avec les usagers (y compris sur l’égalité filles/garçons dans les cours). |
| Proposition 13 (rues aux écoles) : nous avons déjà engagé ce dispositif en fermant certaines rues à la circulation aux horaires d’école, et nous voulons le généraliser partout où cela est possible, dans une logique de ville apaisée et sécurisée pour les enfants. Cependant, l’emplacement géographique des écoles est parfois une contrainte forte voire indépassable, notamment pour les écoles dont l’entrée se fait sur une avenue. |
| Proposition 14 (affichage m²/classe, étiquette énergie, qualité de l’air) : nous partageons l’esprit de transparence. Nous souhaitons toutefois travailler la faisabilité technique et juridique de cet affichage systématique avant de nous engager. |
Sur le périscolaire
Nous partageons l’idée que le périscolaire est une politique éducative à part entière et un levier d’égalité des chances, notamment le mercredi, sur le temps de la pause méridienne et pendant les vacances.
Notre programme prévoit de donner un « nouveau souffle » au périscolaire : amélioration de la qualité des activités, renforcement de l’inclusion, participation des enfants aux choix d’activités, meilleure communication avec les familles, mise en place d’un grand « plan mercredi ».
Sur la qualité de l’accueil, nous sommes conscients du caractère contrasté des retours des familles selon les structures fréquentées. Nous voulons renforcer la formation des animateur.rice.s (en les axant notamment sur l’inclusion, la protection de l’enfance, l’égalité filles/garçons, la prévention des violences) et mettre en place une tolérance zéro face aux violences ou postures inadaptées. Chaque remontée inquiétante entraînera une enquête administrative conduite par la direction du centre et les services centraux : une procédure claire est nécessaire pour ne pas passer à côté de faits graves, tout en respectant les droits des agents. Dans le cadre du dialogue social avec les animateur.rice.s, nous souhaitons également retravailler l’organisation du périscolaire, notamment pour laisser plus de temps et de place à la préparation des activités ludo-éducatives proposées aux enfants.
S’agissant de l’inclusion, nous voulons former chaque année davantage d’animateur.rice.s à l’accueil des enfants en situation de handicap (40 par an contre 20 actuellement) et renforcer les référents inclusion, en lien avec l’Éducation nationale et les familles. Nous souhaitons également retravailler le protocole d’accueil des enfants en situation de handicap avec les familles.
Notre programme prévoit enfin un « plan mercredi » avec plus de sorties, de stages thématiques, de partenariats associatifs et un « droit à la nature » pour les enfants.
Pour reprendre chacune de vos propositions :
| Proposition 15 (accueil du matin dès 7h30) : nous avons repris cette demande dans notre programme et nous y sommes favorables. Elle est régulièrement remontée au cours des ateliers participatifs que nous avons organisés avec les Pantinois, et nécessitera un travail des services municipaux sur les effectifs et les conditions de travail des agents que nous mettrons en œuvre dans les premières semaines du mandat. |
| Proposition 16 (renforcer la formation des animateurs) : nous convergeons totalement sur la nécessité de renforcer la formation des animateurs, comme indiqué plus haut. Les thèmes sur lesquels nous souhaitons notamment voir travailler sont la protection de l’enfance, la prévention des violences, l’égalité filles/garçons et l’inclusion. |
| Proposition 17 (stabilité des équipes) : nous partageons cet objectif, étant précisé que les volontés exprimées par les agents devront toutefois être prises en compte. |
| Proposition 18 (clarifier l’étude dirigée/surveillée) : nous sommes d’accord sur la clarification à avoir avec les parents. S’agissant de la réforme des contrats de l’étude, elle nécessitera toutefois un échange avec les enseignants sur lequel nous ne pouvons pas, à ce stade, prendre d’engagement. |
| Propositions 19–20 (mercredi, vacances, partenariats avec ludothèques, EMIS, conservatoire) : ces points recoupent très largement nos engagements : nous souhaitons mettre en place un grand « plan mercredi » avec : Des sorties « inter-centres » pour favoriser les échanges entre les quartiers et permettre aux enfants de se faire de nouveaux amis ; Des appels à projet à destination des associations de l’éducation populaire ; Des stages thématiques (ex. : sport, art, sciences) étalés sur plusieurs semaines avec des intervenants extérieurs, pour stimuler la curiosité en particulier des plus grands. Des sorties dans des espaces naturels pour rendre effectif un “droit à la nature” pour chaque enfant ; Développer ou renforcer des partenariats forts entre les centres de loisirs et les lieux culturels de la ville (conservatoire, ludothèques) et sportifs (École municipale d’initiation sportive – ÉMIS, clubs), pour que chaque enfant profite de l’excellence de l’offre pantinoise. |
| Proposition 21 (co‑éducation, participation aux conseils d’école, communication aux familles) : nous voulons effectivement fluidifier les relations Ville–écoles–familles, notamment par des directions de centres de loisirs de plein exercice, des programmes affichés et envoyés par mail, et des réunions régulières avec les parents. |
Sur les budgets éducation & périscolaire
Nous partageons l’idée que l’éducation doit rester une priorité politique et budgétaire.
Dans un contexte budgétaire contraint, notre engagement est de maintenir l’éducation, le périscolaire et les politiques en direction de l’enfance parmi les priorités d’investissement, en assumant une « dette saine » pour les rénovations structurantes (écoles, centres de loisirs).
Pour tout dire, nous pensons même que le budget dédié au scolaire doit être augmenté. A titre d’exemple, au cours des six dernières années, les demandes de travaux sur les bâtiments municipaux – dont les écoles – s’établissaient chaque année à hauteur d’environ 18 millions d’euros, et les choix politiques budgétaires imposaient de réduire cette enveloppe à environ trois millions d’euros annuels.
Cela crée des incompréhensions et des insatisfactions, notamment dans les instances comme les conseils d’écoles, et nous pensons que cette enveloppe doit être largement augmentée pour les équipements scolaires.
| Proposition 22 (sanctuarisation des budgets) : nous maintiendrons et nous nous efforcerons d’augmenter les budgets dédiés au scolaire et au périscolaire. |
Sur le lien école – petite enfance
Votre diagnostic sur le manque de places petite enfance et la faible préscolarisation à deux ans en Seine‑Saint‑Denis rejoint nos analyses.
C’est pourquoi notre programme fait du service public de la petite enfance une priorité : objectif « un enfant = une solution de garde », ouverture de nouvelles crèches, notamment une crèche à horaires décalés à l’Hôtel de Ville et une crèche publique aux Limites, anonymisation des attributions, accompagnement des assistantes maternelles.
S’agissant des TPS et des classes passerelles, nous voulons obtenir l’ouverture de nouvelles classes de Très Petite Section (certains bâtiments le permettent, comme à Méhul ou à Brassens) et expérimenter des classes passerelles avec éducateur de jeunes enfants aux côtés de l’enseignant, lorsque les écoles sont volontaires. Ces décisions relèvent de l’Education nationale et non de la ville, mais nous en ferons un combat dans notre dialogue avec le rectorat.
Nous sommes favorables, lorsque le bâti le permet, à rapprocher les équipements petite enfance des écoles maternelles, ce qui rejoint votre proposition et comme cela doit se faire à la future école Cotton.
| Proposition 23 (ouverture de TPS et de classes passerelles) : Nous créerons un rapport de force avec l’Etat en commençant par identifier des écoles volontaires pour obtenir l’ouverture de TPS et/ou de dispositifs passerelles, notamment sur les établissements avec un enjeu de perte de décharge de direction. |
| Proposition 1 (soutien aux établissements publics) : Nous porterons un discours fort de soutien aux Proposition 24 (construction de crèche dans les maternelles) : Nous étudierons, dans le cadre des rénovations d’établissements, la possibilité d’inclure un établissement petite enfance dans le projet de rénovation. Il est toutefois difficile de s’engager à ce stade sur des projets concrets. |
Sur les ATSEM
Nous rejoignons votre analyse qui demande un.e ATSEM par classe toute la journée dans les écoles maternelles pantinoises. C’est un combat que nous portons avec plusieurs élus depuis de nombreuses années au sein de la majorité municipale, sans être parvenus à obtenir gain de cause.
Il y a actuellement 74 ATSEM en poste dans les écoles de Pantin. Avec une centaine de classes de maternelles, il s’agira de recruter, à la rentrée de septembre 2026, environ 26 ATSEM supplémentaires.
Sur leur fiche de poste et le taux d’encadrement, nous souhaitons définir avec les équipes éducatives une fiche de poste davantage centrée sur l’accompagnement pédagogique et la vie de la classe, en limitant les tâches qui éloignent les ATSEM des enfants et en organisant autrement les services si nécessaire. Cette réforme a été amorcée à la rentrée 2025, nous souhaitons la poursuivre et l’amplifier, tout en renforçant le dialogue social avec ces agents.
Nous sommes davantage réticents sur la mise en place d’un pôle de remplacement des ATSEM qui n’a, quand il a été expérimenté dans d’autres collectivités, pas fait ses preuves. Le recrutement de nouvelles personnes devrait toutefois permettre de réduire la pression sur les absences.
| Propositions 25/26/27 (ATSEM) : Nous privilégions le recrutement d’un.e ATSEM par classe par rapport à la création d’un pôle de remplacement. Nous pensons que le recrutement d’ATSEM supplémentaires réduira mécaniquement la pression sur les équipes en cas d’absence. De manière générale, le dialogue social sera renforcé avec ces agents, ainsi que les propositions de formations d’accueil d’enfants en situation de handicap. |
Sur le soutien à l’éducation artistique, culturelle et scientifique
Nous sommes d’accord avec vous : l’accès à la culture et aux pratiques artistiques reste très inégal selon les écoles, les quartiers et les milieux sociaux.
C’est pourquoi notre programme prévoit :
- Un accès à la culture en 10 minutes dans chaque quartier, avec le développement d’une offre culturelle de plus grande proximité ;
- Une saison culturelle plus participative ;
- Le renforcement du portail éducatif et des liens entre écoles, conservatoire, EMIS, maisons de quartier ;
- Le recrutement de professeurs municipaux intervenant sur temps scolaire, en partenariat avec le conservatoire et l’Académie, sur le modèle existant dans d’autres villes de Seine‑Saint‑Denis.
Pour répondre précisément à chacune de vos propositions :
| Proposition 28 (maintenir le portail et l’évaluer) : nous nous y engageons et souhaitons mieux associer les enseignants à son évolution. |
| Proposition 29 (offre extrascolaire artistique intermédiaire) : cela converge avec notre volonté de développer une offre d’activités artistiques et culturelles de proximité, hors du conservatoire, dans les quartiers. |
| Proposition 30 (enseignants de musique municipaux en partenariat avec le conservatoire) : c’est précisément ce que nous proposons (professeurs municipaux intervenant en classe). Nous proposons d’expérimenter d’abord ce dispositif avec quelques professeurs dans un premier temps. |
| Proposition 31 (représentations scolaires) : nous souscrivons à cet objectif et nous engageons à maintenir une saison culturelle épanouissante, avec des représentations pour les scolaires. |
Nous souhaitons également expérimenter des jurys d’habitant·es et des dispositifs de programmation participative pour choisir une partie des artistes et des projets, afin que la culture reste profondément populaire, ancrée dans les goûts, les curiosités et les imaginaires des Pantinois.es : les professeurs, les parents, les jeunes, pourront ainsi donner leur avis sur leurs souhaits et attentes.
| Proposition 32 (bibliothèques d’école et ordinateurs pour l’initiation au numérique) : nous partageons ces objectifs. Notre programme reste global sur les bibliothèques d’école et l’équipement numérique, mais nous sommes prêts à intégrer ces points dans la programmation pluriannuelle des investissements scolaires.Sur l’absence d’équipement des classes en informatique, une réflexion devra être conduite en concertation avec les écoles, afin que les dotations soient cohérentes avec les pratiques et projets pédagogiques. Nous ne voulons pas, comme cela a pu arriver dans certaines collectivités, commander du matériel qui n’est pas utilisé, mais nous ne pouvons pas non plus nous contenter du statu quo consistant à ce que l’initiation à l’informatique – prévue dans les programmes – soit entravée pour des raisons purement matérielles. |
Sur le lycée Berthelot
Nous partageons entièrement votre alerte sur l’état du lycée Marcelin Berthelot, l’indignité des conditions d’accueil des élèves et la nécessité de sortir de l’inaction.
Notre programme prévoit de « mener un combat politique avec la Région pour que les lycéennes et lycéens scolarisés à Berthelot aient des conditions d’étude dignes et donc qu’elle rénove ce lycée ou qu’elle le reconstruise dans le futur écoquartier des Quatre‑Chemins, en concertation avec la communauté éducative ». Cela devrait être fait depuis de nombreuses années. S’agissant des actions politiques, juridiques, foncières : nous sommes prêts à utiliser tous les leviers à disposition d’une commune (interpellation publique, alliances avec d’autres villes, mobilisation des parlementaires, mise à disposition de foncier dans le cadre de l’écoquartier) pour exiger un plan d’urgence puis une reconstruction. Nous sommes prêts à céder à l’euro symbolique une emprise dans le périmètre du futur écoquartier pour permettre une reconstruction plus proche du centre-ville. La Région pourra, en échange, céder à la ville l’emprise actuelle du lycée dont l’usage devra être étudié.
Nous adhérons donc à votre proposition et l’inscrivons comme un combat emblématique du mandat.
Au-delà des difficultés réelles de ce lycée, nous avons par ailleurs conscience que la qualité pédagogique de ce qui est fait en son sein n’est pas assez mise en valeur. Beaucoup de Pantinois ignorent les nombreux projets stimulants qui sont proposés aux élèves. La Ville doit de se faire l’écho de ces actions, de la qualité de la prise en charge des élèves et des beaux parcours de réussites de nombres d’entre eux.
| Proposition 33 (Lycée Berthelot) : nous nous engageons à faire de la reconstruction ou rénovation du lycée Berthelot le combat politique du mandat vis-à-vis de la Région |
Sur la politique de soutien aux enfants en situation d’errance
Depuis l’hiver 2022, la ville de Pantin et le CCAS ont mis en place un dispositif d’hébergement d’urgence reposant sur un principe simple et ambitieux : aucune famille dont un enfant est scolarisé à Pantin ne doit dormir dehors.
Le centre municipal d’hébergement solidaire mis en place en février 2025 est un point fort du mandat sortant, et une source de fierté pour toute la ville. Ce type d’initiatives fortes incarne ce que doit être une « ville refuge ». C’est également un exemple de politique volontariste où la ville ne se contente pas de déplorer les défaillances de l’Etat. Nous pensons que cette initiative doit essaimer dans d’autres villes.
| Proposition 1 (soutien aux établissements publics) : Nous porterons un discours fort de soutien aux Proposition 34 (pérennisation du centre municipal d’urgence) : Nous pérenniserons le centre municipal d’hébergement solidaire continuerons de veiller à ce qu’aucun enfant scolarisé à Pantin ne se retrouve en situation d’errance. |
Sur l’amélioration des relations entre les parents d’élèves et la ville
Nous partageons votre constat : le dialogue entre la Ville, les équipes éducatives et les parents doit être refondé pour restaurer la confiance, clarifier les responsabilités et rendre les décisions plus transparentes. Si le dialogue ville-familles est satisfaisant dans certaines écoles, il est tendu, voire très tendu, dans d’autres conseils d’école : cette situation est insatisfaisante pour tout le monde (élus, parents et enseignants).
A cela s’ajoute une demande forte, que les parents expriment régulièrement, d’une plus grande réactivité et d’une plus grande efficacité de la ville dans le traitement des problématiques soulevées dans les écoles. Les représentants des parents d’élèves sont des citoyens engagés, bénévoles, qui donnent de leur temps et dont l’action est utile à la collectivité : nous pensons qu’ils – et surtout elles, car il s’agit très majoritairement de mères – méritent d’être considérés avec le plus grand respect et de bénéficier d’une confiance apriori. Respecter ne signifie pas promettre de dire oui à tout, mais s’engager à expliquer davantage, à réagir plus rapidement et à traiter les sollicitations sans défiance.
| Proposition 35 (améliorer substantiellement la qualité du suivi des demandes faites en conseil d’école) : Nous souhaitons un meilleur suivi des conseils d’écoles, qui sont des instances indispensables à la bonne communication entre équipes éducatives, représentants de parents d’élèves et municipalité. |
Notre programme prévoit en outre de renforcer l’effectivité du droit d’accès aux documents administratifs et aux données publiques pour tous les Pantinoises et les Pantinois qui demandent accès à des données municipales qui les concernent ou d’utilité publique, et rendre public en open data les données essentielles à la vie publique : données budgétaires de la commune, documents de travail et comptes-rendus des conseils municipaux et des commissions, attributions de marchés publics, subventions associatives votées, etc.
| Proposition 36 (Publier davantage de données en open data sur les questions scolaires) :Nous nous engageons à publier davantage de données publiques sur un portail open data à créer. |
Notre programme met fortement l’accent sur la co-construction des politiques publiques, la transparence de l’action municipale et la mise en place d’espaces de concertation réguliers dédiés à l’école et à l’enfance. Nous souhaitons également rejoindre le programme « Ville Amie des Enfants » de l’UNICEF, qui prévoit de tenir compte de la parole des enfants sur toutes les politiques qui les concernent. Nous pensons que cela s’inscrit pleinement dans l’éducation à la citoyenneté, et contribue à l’estime de soi.
| Proposition 37 (systématiser la consultation des enfants pour les aménagements qui les concernent) : Nous améliorerons la consultation des enfants pour les aménagements qui les concernent, en nous assurant que ces consultations ne soient pas que cosmétiques et qu’un retour leur soit fait. Mieux entendre la parole des enfants fait partie des piliers du label « Ville Amie des Enfants » que nous ambitionnons d’obtenir, et nous nous inscrirons notamment dans ce cadre. |
Sur la restauration scolaire
Nous partageons votre ambition d’une restauration scolaire plus qualitative, plus transparente et mieux maîtrisée. Aujourd’hui, Pantin est lié à Tables Communes pour encore au moins trois ans : ce délai permet d’étudier sereinement les possibilités d’évolution de modèle.
Nous sommes conscients des limites du modèle de liaison froide, et ouverts à une évolution pour aller vers des cuisines de quartier produisant les repas sur place en prenant exemple sur ce que fait Romainville. Sur ce point, nous nous appuierons sur l’expérimentation d’une cuisine de quartier qui devait débuter en septembre 2025 à l’école Jaurès mais qui a été reportée, dont nous évaluerons les résultats.
Nous sommes ainsi ouverts au principe d’une décomposition des prestations (production, approvisionnement, livraison) dès lors qu’elle permet plus de contrôle public, de qualité nutritionnelle, de bio et de circuits courts, sans fragiliser les agents ni renchérir les repas pour les familles modestes.
En résumé, nous sommes d’accord sur l’objectif, mais nous restons prudents sur le modèle à mettre en œuvre, compte tenu des coûts induits et la nécessité, comme indiqué précédemment, de lancer un grand plan de rénovation du bâti scolaire (ce volet restera notre priorité politique et budgétaire).
Pour mémoire, une cuisine 100% bio et agriculture raisonnée était déjà dans le programme de la municipalité en 2020, et cette promesse a malheureusement rencontré des obstacles.
C’est pourquoi nous voulons sortir des slogans en matière de restauration scolaire et faire reposer notre politique en la matière sur 5 piliers tournés vers les enfants afin de leur proposer des repas qu’ils prendront plaisir à manger. Concrètement, nous souhaitons :
- Sortir progressivement du système de “liaison froide” pour les repas des cantines scolaires, pour s’orienter vers des cuisines de quartiers : nous nous appuierons sur l’expérimentation (déjà votée) d’une cuisine de quartier à l’école Jean Jaurès, dont nous évaluerons les résultats avant d’envisager sa généralisation ;
- S’assurer de la qualité des produits proposés, avec une priorité aux produits bio et aux circuits cours (en particulier pour les fruits et légumes frais) ;
- Améliorer l’encadrement humain des temps de restauration scolaire par les agent.e.s municipales.aux, afin d’améliorer l’éducation au goût des enfants et les conditions du déjeuner ;
- Mettre en place une commission de suivi de la qualité des menus, incluant des représentants des parents et des agent.e.s ainsi que des temps de dégustation et de retours en direct avec les enfants, comme le font déjà de nombreuses villes.
- Rendre plus progressifs les tarifs de la cantine scolaire, grâce à la refonte du calcul du quotient familial.
| Propositions 38 et 40(sortie de la liaison froide et davantage de produits bios) : L’ensemble de ces éléments devra nous permettre d’anticiper le futur de la restauration scolaire avec l’ensemble de la communauté éducative. |
Nous partageons intégralement la proposition d’associer parents et enfants à l’évaluation des menus. Nous mettrons en place une commission de restauration scolaire incluant des représentants de parents, d’enfants, d’agents de cantine, de directions d’école et d’élus. Des temps de dégustation et de retours en direct avec les enfants seront organisés, et l’information sur l’origine des produits et la composition des menus sera rendue plus lisible.
| Proposition 41 (création d’une commission de suivi de la qualité de la restauration scolaire) : le rôle de la Caisse des écoles – aujourd’hui une coquille vide sans pouvoir réel – sera réformé pour devenir un véritable espace de concertation notamment sur la restauration scolaire, comme c’est déjà le cas dans de nombreuses villes. |
Enfin, nous sommes favorables à l’expérimentation de dispositifs de petits‑déjeuners à l’école et de goûters pour l’accueil du soir en élémentaire, d’abord ciblés sur les établissements où les besoins sont les plus importants. Nous y voyons un moyen de lutter contre la pauvreté alimentaire, mais aussi de prévenir le racket, d’améliorer l’éducation au goût et à la nutrition, et de rehausser l’égalité entre les enfants. Nous tenons cependant à inscrire cette réflexion dans une politique plus large de sécurité sociale de l’alimentation.
| Proposition 39 (expérimentation des petits-déjeuners et des goûters) : nous expérimenterons les petits-déjeuners pour l’accueil du matin et des goûters pour le périscolaire en élémentaire. |
Sur la Ville amie des enfants et les droits des enfants
Nous sommes totalement en phase avec cette orientation. Notre programme prévoit :
- La désignation d’un·e élu·e chargé·e de l’enfance, responsable d’une stratégie municipale pour les droits de l’enfant. Mathieu Monot s’y est engagé en signant une tribune dans Le Monde aux côtés des grands acteurs associatifs engagés pour les droits des enfants ;
- L’objectif d’obtenir le label « Ville amie des enfants » de l’UNICEF d’ici la fin du mandat ;
- Un rapport annuel sur les droits des enfants et une tolérance zéro face aux violences faites aux enfants.
Nous voulons renforcer le conseil des enfants et le conseil des jeunes et consulter plus systématiquement les enfants sur l’ensemble des politiques qui les concernent (cours, parcs, restauration, périscolaire).
| Proposition 42 (« Ville amie des enfants ») : Nous nous fixons comme objectif d’obtenir le label « Ville amie des enfants de l’UNICEF ». |
Sur les centres de vacances municipaux
Nous partageons votre attachement aux centres de vacances municipaux, outil concret d’égalité des chances et de mixité sociale.
Nous nous engageons à maintenir ces centres, à ne pas les céder pour d’autres usages.
Nous fixons comme horizon politique de garantir qu’au moins un séjour (classe verte, mer ou neige) soit proposé à chaque enfant pantinois durant sa scolarité en maternelle/élémentaire publique, avec des tarifs adaptés via le quotient familial rénové. Pour parvenir à cet objectif, nous nous rapprocherons des villes qui réussissent à faire partir tous les enfants, comme le Pré St Gervais, et engagerons un dialogue avec l’inspection d’académie pour comprendre les blocages et trouver des solutions permettant de les lever. Les décisions finales ne relèvent toutefois pas des prérogatives municipales.
Nous ferons de Montrognon une école de la nature pour qu’il soit utilisé :
- Comme lieu de sensibilisation des enfants à l’écologie et à la biodiversité
- Comme support d’ateliers et d’actions pédagogiques sur la nature et l’environnement, en lien avec les écoles et le portail éducatif.
| Proposition 43 (Centres de vacances) : nous conserverons les centres de vacances et le site de Montrognon. |
Sur l’accès aux équipements publics municipaux et d’Est Ensemble :
Nous sommes entièrement d’accord pour rapprocher les équipements des enfants, et non l’inverse. Nous voulons améliorer les transports publics (y compris navettes et cheminements sécurisés), organiser davantage de sorties scolaires et périscolaires vers les équipements, et délocaliser une partie des activités (cours de conservatoire, ateliers culturels ou sportifs) vers les maisons de quartier et les écoles.
Nous partageons votre exigence de transparence et d’égalité d’accès au conservatoire. Nous sommes favorables à la publication des critères d’attribution, à l’anonymisation des demandes et à des règles claires sur la gestion des listes d’attente, et souhaitons porter une attention particulière aux enfants des quartiers populaires (y compris via des cours délocalisés et le quotient familial). Nous agirons auprès d’Est Ensemble sur ce point.
En lien avec Est Ensemble également, nous voulons renforcer le rôle des bibliothèques comme lieux d’accès au numérique, d’éducation aux médias et d’accompagnement aux démarches, en lien avec les écoles pour lutter contre les fractures numériques et sociales. Nous sommes favorables à l’élargissement des horaires des bibliothèques, pour favoriser l’accès à la lecture et pour permettre aux adolescent.e.s et aux jeunes d’avoir un lieu pour travailler et réviser : nous ouvrirons un dialogue social exigeant avec les agents à ce sujet, et conduirons des enquêtes auprès des usagers sur leurs besoins réels, toujours en lien avec Est Ensemble.
| Proposition 44 (navettes vers le conservatoire et la piscine) : Nous demanderons à Est Ensemble d’organiser des navettes et/ou de délocaliser certains cours du conservatoire dans des lieux publics de proximité. |
| Proposition 45 (transparence dans le traitement des dossiers) : Nous exigerons d’Est Ensemble une plus grande transparence dans la sélection des dossiers par le conservatoire, et veillerons à ce que des mesures favorisant l’équité d’accès soient prises. |