Les incivilités du quotidien, la vente de cigarettes à la sauvette devant les métros, l’occupation des halls, les trafics, les insultes et la peur de certains trajets pèsent lourd sur nos vies. 

Entendre que « ce n’est pas de la compétence de la ville, c’est l’État » nourrit un discours d’impuissance, alors même que les habitant·es attendent des actes concrets là où ils et elles vivent.

Faire de Pantin une ville sereine, c’est répondre aux attentes de tranquillité par une présence humaine renforcée, visible et coordonnée, en articulant prévention, régulation et sanction quand c’est nécessaire. 

C’est faire de la prévention un axe central de la politique municipale, en particulier auprès des jeunes, dans tous les quartiers, en offrant des perspectives là où les trafics prospèrent sur l’absence de solution.

3 priorités :

  • Faire de la prévention un axe central. 

Développer des parcours de prévention et d’accompagnement pour les adolescents et jeunes adultes exposés aux logiques de narcotrafic, en combinant information, alternatives éducatives, sportives et culturelles, et accompagnement vers la formation, l’emploi et l’engagement.

  • Augmenter les effectifs de la police municipale et créer une brigade de nuit. 

Porter les effectifs de la police municipale à 50 agent·es d’ici la fin du mandat ; Ouvrir des antennes de proximité aux Quatre‑Chemins et à Hoche ; Créer une brigade de nuit pour assurer une présence 24h/24, 7j/7, sans armement létal.

  • Construire un plan local de lutte contre les trafics. 

Exiger de l’État des moyens supplémentaires ; Travailler avec les habitant·es à l’identification des points noirs (halls, abords de transports, espaces délaissés) et sécuriser les trajets du quotidien, en particulier pour les femmes, les jeunes et les seniors.

Nos engagements pour une ville sereine :

  • Garantir  notre sécurité.

Réorienter l’action de la police municipale sur la prévention de la délinquance et des incivilités, en lien avec le tissu associatif et avec la police nationale :

  • Recruter 50 agent.es de la Police Municipale d’ici 2032 ;
  • Disposer d’une brigade de nuit en faisant travailler la police municipale 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ;
  • Renforcer la formation de la police municipale, notamment grâce à un partenariat avec la Ville de Paris pour bénéficier de son école de policiers municipaux.
  • Systématiser l’équipement de la police municipale de caméras-piétons ;
  • Fidéliser et rendre plus attractive la police municipale à Pantin (salaires, conditions de travail, etc.)

Nous marquons par ailleurs notre opposition à l’armement létal de la police municipale, qui est dangereux et qui n’a pas réduit la délinquance dans les villes où il a été déployé.

Être davantage à l’écoute des habitants pour mieux prévenir la délinquance :

  • Modifier le fonctionnement du Conseil local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CSLPD) : ouvrir son fonctionnement aux habitants, améliorer son fonctionnement (prévoir des déambulations dans les quartiers les plus sensibles à l’écoute des citoyens, etc.) et en garantir la tenue au moins une fois par mois.

Agir pour la sécurité des filles et des femmes, notamment dans l’espace public :

  • Lutter contre les violences conjugales en renforçant la Maison des femmes : en faire un lieu refuge ouvert 24h/24 pour les femmes victimes de violences et leurs enfants, offrant accueil, hébergement d’urgence, accompagnement juridique et psychologique, en lien avec les associations spécialisées sur le modèle de la Citad’Elles à Nantes ;
  • Lutter contre le sexisme de rue en faisant connaître la possibilité d’avoir un arrêt à la demande dans les bus de la RATP après 22 heures et jusqu’à la fin du service, en identifiant par des marches exploratoires puis en supprimant les recoins de rue anxiogènes, etc. ;
  • Proposer aux restaurants, bars et commerces de créer un réseau pantinois « Demandez Angela » permettant à une femme qui ne se sent pas en sécurité dans la rue ou qui s’y sent harcelée de trouver provisoirement refuge dans l’un des établissements partenaires – identifié grâce à un sticker spécial sur sa vitrine – et de demander « Angela » avant éventuellement, si besoin d’appeler les forces de l’ordre ;

Lutter contre le narcotrafic et les vendeurs de cigarettes de contrebande :

  • Construire un plan local de lutte contre les trafics en exigeant de l’État des moyens supplémentaires, en travaillant avec les Pantinoises et les Pantinois à l’identification des points noirs (halls d’immeubles, abords de transports, espaces publics délaissés), en occupant les espaces où les ventes ont lieu par l’ouverture d’un poste de police municipale de proximité aux stations de métro 4 Chemins et Hoche, et l’accroissement de la présence fixe de policiers aux stations de métro Raymond Queneau et aux Courtillières, en développant des parcours de prévention et d’accompagnement pour les adolescents et jeunes adultes exposés au narcotrafic, en combinant information, alternatives éducatives, sportives et culturelles et l’accompagnement vers la formation, l’emploi et l’engagement, en se coordonnant mieux avec la police nationale, les douanes, la police de la RATP pour des interpellations plus efficaces, et en luttant contre les marchands de sommeil ;
  • Sensibiliser les Pantinois.es sur les conséquences néfastes de l’achat de drogues et de cigarettes de contrebande, en postant des stands d’associations de lutte contre les addictions et des agents de la ville spécialisés en santé publique pour accompagner les consommateurs.

Améliorer l’éclairage public :

  • En urgence, améliorer l’éclairage public dans les rues les plus sombres (ex. rue Auger, rue des Grilles, îlot 27, etc.) ;
  • Coconstruire avec les Pantinoises et les Pantinois un plan d’amélioration de l’éclairage public (identification des passages mal éclairés, remplacement de vieux lampadaires par des LED adaptatives avec détecteurs de mouvement, installation de réflecteurs de lumière, etc.).

Lutter contre les rodéos urbains :

  • Déployer des moyens de médiation mais aussi de contrôle des infractions en lien avec la police municipale ;
  • Acquérir un radar mobile pour effectuer des contrôles de vitesse.
  • Faire de la propreté une priorité.

Intensifier la lutte contre les nuisibles (dératisation, punaises de lit, etc.).

Augmenter la fréquence de collecte des déchets dans les zones sensibles et remplacer les poubelles pour éviter la dégradation par les rongeurs ;

Poursuivre et renforcer un plan « zéro déchets », s’appuyant notamment sur le lancement d’une campagne de sensibilisation et d’éducation à la propreté en ville (notamment contre les déchets sauvages) et la mise en place d’une solution de collecte spécifique (joignable par téléphone) pour les encombrants et déchets dangereux ;

Favoriser le développement de nouvelles recycleries et d’ateliers de réparation ;

Renforcer la brigade de techniciens assermentés par quartier dédiée aux remontées et à la gestion des dégradations et des dysfonctionnements sur l’espace public, augmenter les effectifs de nettoyeurs urbains, et accroître le montant des amendes pour maintenir nos rues propres ;