Pantin bénéficie d’une identité culturelle forte, portée par des lieux reconnus, des festivals, des pratiques artistiques et sportives foisonnantes, un réseau de Maisons de quartier, de clubs sportifs et une Maison des associations. Une ville populaire, créative et engagée qui fait la fierté de nombreux.ses Pantinois.es.

Mais cette vitalité ne se vit pas partout de la même manière : certaines associations peinent à trouver des locaux ou des financements, des habitant·es restent éloigné·es des pratiques culturelles ou sportives, et des personnes en situation de handicap sont empêchées d’y accéder.

Nous affirmons que chacun·e a pleinement sa place à Pantin. Oser une ville émancipatrice, c’est faire de la culture, du sport et de la vie associative des biens communs, garantir l’égalité entre les femmes et les hommes, lutter contre toutes les discriminations, et défendre une ville inclusive où toutes les identités sont reconnues et respectées.

3 priorités :  

  • Rapprocher culture et sport des lieux de vie. 

Garantir dans tous les quartiers un accès à la culture en 10 minutes, décentraliser les activités, dispenser des cours du conservatoire dans les Maisons de quartier et co‑construire une partie de la saison culturelle avec les habitant·es.

  • Faire de Pantin une ville féministe et fière de ses engagements. 

Mettre en place un budget sensible au genre, créer, comme à Nantes, une Citad’Elles Pantin (lieu refuge 24 h/24 pour les femmes victimes de violences), lancer un programme de cours de récréation égalitaires co‑construites avec les enfants et les équipes éducatives et rendre visibles les femmes et les luttes féministes dans l’espace public.

  • Lutter contre toutes les discriminations et rendre la ville pleinement inclusive 

Agir contre le racisme, l’antisémistisme, l’islamophobie, les LGBTphobies, le validisme et toutes les formes de discrimination et affirmer Pantin comme une ville de toutes les fiertés, une ville refuge et une ville de résistance.

Nos engagements pour une ville qui émancipe toutes et tous

  • Oser faire le choix d’une culture vécue, et non simplement consommée.
  • Renforcer le droit à la culture, grâce à des tarifs réellement accessibles indexées sur le quotient familial et la mise en place de solution de gardes d’enfants à proximité de lieux de spectacle pour permettre aux parents (notamment les mamans solos) d’assister aux spectacles ;
  • Développer un site Internet et une application mobile présentant toute l’offre culturelle, sportive, associative et de loisirs à Pantin, avec un système de filtres et de recherche, relayée sur les réseaux sociaux et sur un format papier ;
  • Créer un festival des “Cultures populaires et métissées” et d’un fonds pour financer les projets portés par les habitants (fêtes, langues, mémoires, cuisines, récits) ;
  • Établir un moratoire sur les projets de destruction du Théâtre des loges et du ventre de la Baleine afin de maintenir des espaces de création ;
  • Développer un projet ambitieux pour valoriser le site du Quai aux Bestiaux pour en faire un haut lieu de mémoire sur la Résistance, vivant, ouvert et propice à la transmission et à la réflexion ;
  • Obtenir d’Est Ensemble un élargissement des horaires d’ouverture des bibliothèques ;
  • Organiser des tournées culturelles itinérantes sous la forme de mini-festivals mobiles : danse, hip-hop, musiques du monde, contes, etc. ;
  • Développer les pratiques culturelles inter-quartiers, à grande échelle, pour tisser du lien entre habitant.e.s qui ne se croisent jamais : un grand jeu inter-centres de loisirs, un grand chœur pantinois, un spectacle historique immersif et itinérant pour raconter l’histoire de Pantin dans l’espace public, etc.
  • Soutenir et accompagner les artistes pantinois.es et les associations, encourager et rendre visible les pratiques amateures et la création non marchande en mettant à disposition des espaces de création et d’exposition et les équipements culturels de la ville ;
  • Garantir une sortie culturelle par mois pour les publics éloignés (jeunes, familles précaires, familles monoparentales, seniors isolé.e.s) qui seront accompagnés,  (mise à disposition d’un nombre de places dédié, lien avec les associations et les services municipaux concernés) ;
  • Développer des programmes de culture scientifique et technique et d’éducation aux médias et organiser une biennale pour lutter contre l’obscurantisme et la désinformation ;
  • Publier un baromètre annuel des droits culturels qui fera la transparence sur qui participe, quels quartiers, quels freins, et les objectifs de progression ;
  • Soutenir le projet de lieu vivant de la culture urbaine dans le passage Forceval ;
  • Mettre en valeur les mémoires pantinoises avec la collecte d’histoires de vie auprès des seniors pantinois, des expositions et des parcours urbains retraçant les migrations locales, des ateliers intergénérationnels mêlant témoignages et créations artistiques, des projets scolaires autour de l’histoire orale ou de la mémoire des quartiers. 
  • Oser faire du sport un bien commun et un droit fondamental.
  • Renforcer l’inclusion par le sport, en soutenant la démarche des clubs sportifs engagés dans des actions d’insertion sociale et professionnelle par le sport, en favorisant la mixité, la pratique des seniors et l’accueil adapté des personnes en situation de handicap ;
  • Garantir que l’argent ne soit pas un frein à la pratique sportive, avec notamment des aides financières renforcées à la souscription de licence en club ;
  • Créer une ”Fête du Sport” : un événement fédérateur à l’échelle de toute la ville pour mettre à l’honneur le dynamisme des clubs et la diversité des pratiques (tournois, démonstrations) ;
  • Développer l’offre du portail éducatif proposé aux écoles en l’élargissant aux activités sportives ;
  • Développer les city park et les espaces sportifs de proximité ;
  • Garantir un accès équitable et abordable aux piscines, en travaillant à harmoniser les tarifs et les amplitudes horaires avec les communes voisines ;
  • Ouvrir davantage l’espace public aux pratiques sportives libres et gratuites par l’installation d’équipements de plein air répartis dans tous les quartiers, faire du préau une salle de sport, de la cour un espace de détente, du réfectoire un lieu de vie associative en dehors des temps scolaires.
  • Défendre l’égalité entre les femmes et les hommes et lutter contre toutes les discriminations.
  • Mettre en place une budgétisation sensible au genre pour étudier l’impact de chaque politique publique pour les femmes et les hommes. Cette démarche concernera notamment la culture, le sport, l’espace public et la petite enfance ;
  • Lancer un programme de cours de récréation égalitaires, co-construites avec les enfants et les équipes éducatives, pour que l’espace, le jeu et le sport ne reproduisent plus des rapports de domination ;
  • Renforcer la Maison des femmes en agrandissant ce lieu, en l’ouvrant 24h/24, et en y proposant un accompagnement global (social, juridique, psychologique, etc.) sur le modèle de la Citad’Elles à Nantes ;
  • Conditionner toutes les aides et les marchés publics de la Ville au respect d’objectifs d’égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre toutes les discriminations ;
  • Mettre en place des actions de sensibilisation aux discriminations dans les écoles et centres de loisirs  et les équipements publics ;
  • Soutenir les associations qui agissent pour l’égalité et la dignité de toutes et de tous par des appels à projets fléchés pour les initiatives féministes et la création d’une cellule de lutte contre les discriminations et de soutien aux associations qui agissent pour l’égalité ;
  • Proposer au sein de la Maison de la justice et du droit un accompagnement pour les Pantinoises et les Pantinois victimes de toutes formes de discriminations (racisme, sexisme, validisme, etc.), avec une permanence juridique gratuite ;
  • Se constituer partie civile pour soutenir les victimes de racisme, de sexisme, de LGBTphobies, etc. ;
  • Mettre en place un dispositif d’accueil digne des personnes demandeuses d’asile, développer les cours de français langues étrangères.
  • Défendre toutes les fiertés.
  • Soutenir toutes les fiertés : soutenir les associations LGBTQIA+ par des subventions accrues, créer un dispositif d’urgence pour les personnes queer en situation de précarité extrême (mise à disposition de logements par la ville à des associations de personnes LGBTQIA+ pour de l’hébergement d’urgence, création d’un fonds spécifique,etc.), réaliser une campagne d’affichage co-construite avec les personnes concernées sur les droits des victimes, la qualification et les conséquences des LGBTQIA+phobies ;
  • Agir dès l’école : créer un baromètre sur le harcèlement devant les établissements scolaires ;
  • Inclure toutes les fiertés : inclure le vécu des minorités de genre et sexuelles par la concertation avec les personnes concernées et la prise en compte les spécificités des personnes LGBTQIA+ dans toutes les politiques et actions conduites par la Ville, adapter les formulaires administratifs aux personnes LGBTQIA+ et garantir un accueil inconditionnel dans les services publics municipaux ;
  • Faire vivre toutes les cultures : développer les événements culturels (festivals, etc.), maintenir et amplifier la Course des Fiertés en faisant de cet événement un temps fort annuel de la ville, avec un soutien logistique et financier renforcé, développer des animations tout au long du mois des Fiertés (en juin) (débats publics, campagne d’affichage pédagogique, etc.), créer une mémoire minoritaire LGBTQIA+ pantinoise avec un travail de recherche et de mémoire pour nommer des rues/places/écoles/bâtiments avec des noms de personnes queer pantinoises, inclure le traitement des minorités de genre dans la charte de jumelage, co-construire des événements lors des dates de célébration et de commémoration minoritaires LGBTQIA+ (17 mai, Marches des fiertés …) et intégrer aux dates-clefs les vécus, histoires et identités LGBTQIA+ (armistices, journée du patrimoine, 8 Mars, etc.) ;
  • Lutter contre les discriminations : créer un dispositif de signalement envers les discriminations, former la Police municipale à la détection des discriminations LGBTQIA+phobes et au traitement, identifier les ressources et les lieux de permanence dédiés à l’accueil et à l’accompagnement des personnes victimes de LGBTQIA+phobies, inclure les représentations des personnes LGBTQIA+ dans toutes les communications prévues par la municipalité, former les élu·es et agent·es des services publics à la lutte contre les discriminations LGBTQIA+phobes et au traitement spécifique des LGBTQIA+phobies par des associations concerné·es, afin de garantir un accueil digne et respectueux et créer un affichage public permanent pour informer les personnes LGBTQIA+ de leurs droits en matière de lutte contre les discriminations ;
  • Mieux prendre en charge : créer une base de ressources recensant les professionnels de santé qui accompagnent sur des thématiques spécifiques (PrEP, PMA, transidentité, etc.) ; créer un label co-construit « queer safe», avec charte (accueil, affichage, information des droits, soutien, formation, etc) et soutenir la vie culturelle et les commerces queer.
  • Rendre Pantin plus accessible aux personnes en situation de handicap.

Adapter les logements, les transports et les lieux de culture : en lien avec Île-de-France Mobilités, rendre les stations de métro et de RER pantinoises accessibles aux personnes en situation de handicap ; pour chaque projet de nouvelle construction de logements neufs, garantir le respect des règles de handi-accessibilité des immeubles et configurer l’espace pour qu’il soit adapté à un projet d’habitat inclusif (ex. : une pièce de socialisation qui rende possible une  intervention d’un service d’accompagnement à la ville sociale (SAVS) et d’un Service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH), en lien avec Est Ensemble et le cinéma le 104, ouvrir une séance par semaine pour les enfants porteurs d’une trouble autistique (“Ciné-relax”).

Rendre plus accessible notre Ville : rendre 100 % des bâtiments publics (ERP) accessibles aux handicaps sensoriels et cognitifs (pas seulement moteur) et rendre accessibles tous les services municipaux, les réunions publiques, les événements culturels et festifs de la Ville ; adapter l’espace public aux personnes en situation de handicap (trottoirs trop hauts ou trop fins, occupation illégale, discontinuité du revêtement, etc.). Cela bénéficiera à l’ensemble de la population : des trottoirs plus accessibles, c’est utile pour les parents avec des enfants en bas âge, les personnes faisant leurs courses, etc. ; transformer le site internet de la Ville pour le rendre accessible aux personnes en situation de handicap (conformité au RGAA – référentiel général d’amélioration de l’accessibilité) ;

Mieux écouter les besoins des personnes en situation de handicap en créant un Conseil local du handicap ; 

Mieux s’adapter aux enfants en situation de handicap : pour améliorer l’inclusion des enfants en situation de handicap, former 40 animatrices.eurs chaque année sur l’accueil des enfants en situation de handicap (contre 20 actuellement) ; pour les nouvelles écoles, viser le 100 % inclusif avec l’ouverture d’espaces adaptés aux enfants en situation de handicap (espaces “Snoezelen”), de la luminothérapie, de la médiation animale, etc. ; répondre à la carence de l’Éducation nationale en matière de matériels pédagogiques adaptés aux troubles dys avec l’achat par la ville elle-même de matériels ; et ouvrir des aires de jeux inclusives.

Interpeller systématiquement l’Education Nationale sur la mise en place d’AESH pour l’exécution du Projet Personnalisé de scolarisation (PPS) et militer pour une vraie reconnaissance de leurs conditions de travail ;