Pantin subit déjà de plein fouet le dérèglement climatique – canicules, pollution de l’air – et la ville n’est pas suffisamment adaptée – sols minéralisés, bâtiments mal isolés, alimentation trop souvent subie. Dans le même temps, la propreté, la qualité des espaces publics et l’accès à une nature de proximité restent très inégaux selon les quartiers, accentuant les écarts face aux risques climatiques.

Mettre Pantin sur la voie de la bifurcation écologique, c’est faire le choix d’un projet global, qui articule  propreté, climat, santé, mobilités, alimentation et biodiversité, et qui traite ensemble ce qui a trop longtemps été pensé séparément.

C’est fixer des objectifs clairs, quartier par quartier, protéger les plus vulnérables, rendre la ville plus verte et plus respirable, en accompagnant les habitant·es dans la transition sans laisser personne de côté.

C’est aussi sanctuariser les espaces verts, replanter massivement, créer de l’ombre là où l’on marche, là où l’on attend, là où l’on vit.

3 priorités :  

  • Lancer un grand plan « Pantin propre, fraîche et respirable ». 

Fixer des objectifs publics de propreté et de qualité de vie par quartier, renforcer les équipes, végétaliser massivement les rues, désimperméabiliser les sols, lutter contre les dépôts sauvages et faire de la propreté une responsabilité partagée entre la Ville, les bailleurs, les commerçant·es et les habitant·es.

  • Protéger les plus vulnérables face au dérèglement climatique. 

Créer des refuges de fraîcheur à moins de 15 minutes ; Évaluer chaque nouveau projet urbain à l’aune d’une question simple : protège‑t‑il les plus vulnérables et rend‑il la ville plus respirable ? Sanctuariser les espaces verts existants, replanter partout où la voirie le permet, créer de l’ombre sur les trajets du quotidien, les places, les cours et les abords des équipements.

  • Accélérer la rénovation thermique et les mobilités douces. 

Accélérer la rénovation thermique des logements et des bâtiments publics, développer les mobilités douces et les aides au changement de véhicule, et déployer massivement les énergies renouvelables sur les équipements publics.

Nos engagements pour une ville qui accélère sa transition écologique

Végétaliser notre ville pour atténuer le réchauffement climatique et protéger la biodiversité.

  • Végétaliser autant que possible les rues et les places de Pantin, en particulier les places les plus minérales (place de la Pointe, place de l’Église, place François Mitterrand, porte de la Villette, place Raymond Queneau etc.) en cohérence avec la réhabilitation des grands axes passants (avenue Jean Lolive, avenue Jean Jaurès, etc.) ;
  • Lancer une grande opération de végétalisation « 10 000 arbres » sur le territoire communal ;
  • Créer un grand parc dans l’écoquartier et autour de Jacques-Brel ;
  • Réhabiliter le parc des Courtillières avec les habitant·es ;
  • Agrandir le square Vaucanson et agrandir le parc Stalingrad et faire de sa serre, site labellisé patrimoine d’intérêt régional, un lieu d’animation ;
  • Installer des fontaines à eau, des brumisateurs d’eau, des nouveaux points d’ombre et de baignade ;
  • Prévoir des refuges fraîcheur à moins de 15 minutes pour chaque habitant ; comme le parc Diderot aux Quatre-Chemins ;
  • Soutenir les initiatives des Pantinois visant à végétaliser les façades et les espaces privés ;
  • Mettre en place des corridors écologiques et de protection de la biodiversité en ville pour favoriser la préservation des espèces animales et végétales ;
  • Installer davantage de radeaux végétalisés dans le canal de l’Ourcq, en partenariat avec la ville de Paris et les associations de protection de l’environnement.

Apaiser l’espace public :

  • Réaliser des rues aux écoles, piétonnes et végétalisées, pour toutes les écoles de la ville dès lors que les conditions sont réunies ;
  • Interdire toute publicité lumineuse promouvant des achats incompatibles avec la bifurcation écologique (ex. : achat de SUV, etc.) et renforcer le règlement local sur la publicité pour éviter la pollution visuelle générée par des panneaux publicitaires ;
  • Revoir l’ensemble de l’éclairage public avec un grand schéma directeur de l’éclairage public pour un éclairage efficace, sobre et protecteur de la biodiversité ;
  • Faire appliquer et renouveler la charte des chantiers apaisés pour favoriser la coordination des travaux sur l’espace public, assurer leur bonne tenue et le maintien des circulations PMR, piétonnes, et cyclistes et favoriser le réemploi et le recyclage des terres pour réduire les émissions de CO2 associées aux travaux sur la voie publique ;
  • Lutter contre les dépôts sauvages par des sanctions significatives.

Faire de la propreté une priorité

  • Clarifier et mieux répartir les responsabilités entre Ville, bailleurs, commerçant·es et habitant·es et fixer des objectifs de propreté quartiers par quartiers ;
  • Renforcer les équipes de propreté et augmenter la fréquence de collecte des déchets dans les zones sensibles et remplacer les poubelles pour éviter la dégradation par les rongeurs ;
  • Créer une brigade de technicien.ne.s assermenté.e.s par quartier dédiée aux remontées et à la gestion des incivilités et des dysfonctionnements sur l’espace public, augmenter les effectifs de nettoyeurs urbains, et accroître le montant des amendes pour maintenir nos rues propres ;
  • Mettre en place un plan « zéro déchets », qui s’appuie notamment sur le lancement d’une campagne de sensibilisation et d’éducation à la propreté en ville (notamment contre les déchets sauvages) et la mise en place d’une solution de collecte spécifique (joignable par téléphone) pour les encombrants et déchets dangereux ;
  • Mettre en place une tarification incitative à la réduction et au tri des déchets pour tous les acteurs de la commune ;
  • Favoriser le développement de nouvelles recycleries et d’ateliers de réparation et ne pas limiter l’accès aux déchèteries ;
  • Impulser et financer une démarche collective de prévention, réemploi, valorisation des déchets en régie ou avec des acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Adapter la ville et nos bâtiments au changement climatique.

Rénover plus et mieux les bâtiments :

  • Lancer un grand plan d’adaptation des logements sociaux avec 3 priorités : rénovation thermique, accélération du développement de la géothermie et production d’énergie en photovoltaïque avec autoconsommation ;
  • A court terme, dès les premières semaines après l’élection, réaliser un audit du bâti scolaire et périscolaire (état structurel des bâtiments, relevé des urgences, diagnostic énergétique et thermique, état des sanitaires, petits travaux en attente demandés de longue date par les directions d’école et/ou les parents, etc.). Ce rapport sera rendu public et servira de base à l’élaboration d’une programmation pluriannuelle des travaux, elle aussi rendue publique. Celle-ci priorisera les écoles et les centres de loisirs qui en ont le plus besoin, et intensifiera dans toutes les écoles la rénovation énergétique et la végétalisation des bâtiments et des cours ;
  • Proposer aux propriétaires de logements de classe énergétique F ou G des aides spécifiques pour les rénover et les remettre à la location avec un loyer encadré, ou à défaut de vendre leur bien à un bailleur social ;
  • Augmenter les rénovations thermiques dans les projets de rénovation urbaine ;
  • Poursuivre et amplifier le plan de rénovation thermique des logements et des bâtiments publics, en s’appuyant sur un suivi régulier du Plan Climat-Air-Énergie Territorial (PCAET) ;
  • Accorder des autorisations de travaux pour isolation thermique sur le domaine public.

Aller vers la sobriété énergétique :

  • Piloter la consommation énergétique de l’ensemble des bâtiments municipaux afin d’identifier les économies d’énergie et donc des économies sur les factures d’énergie de la ville ;
  • Engager une action municipale forte en faveur du déploiement d’installations de production d’énergie renouvelable.

Promouvoir les mobilités douces et apaisées

Renforcer le Plan Vélo :

  • Prioriser les investissements et les réaménagements sur les axes les plus dangereux ou encombrés, notamment l’avenue Edouard Vaillant ;
  • Apprendre à tous les enfants de primaire à faire du vélo, avec des sorties vélo dans les centres de loisirs) des pistes d’apprentissage éphémères dans l’espace public (ex. : place de la Pointe, cour de l’école Cochennec désormais ouverte le week-end) ;
  • Poursuivre le développement, la sanctuarisation et la sécurisation de pistes cyclables dans toute la ville, avec une attention particulière pour les quartiers n’en disposant pas  et le long du Canal ;
  • Créer un dispositif de réparation de vélos qui permettra aux Pantinoises et Pantinois d’avoir accès à un vélo de seconde main, de le réparer et qui apprendra à rouler en vélo, notamment aux plus jeunes ;
  • Installer des abris à vélos sécurisés dans chaque quartier ;
  • Améliorer le stationnement sécurisé et gratuit des vélos près des stations de métro et de la gare du RER E ;
  • En lien avec Vélib Métropole, développer une offre suffisante de vélos en libre-service, fonctionnels et équipés de sièges pour enfants à l’arrière.

Améliorer la sécurité routière :

  • Réaliser un audit de sécurité routière de l’ensemble de la ville pour identifier les zones les plus accidentogènes ;
  • Éduquer les enfants via la mise en place d’actions éducatives (ex. : création d’un « code de la rue » dans toutes les écoles) ;
  • En lien avec la Ville de Paris, réaménager la Porte de la Villette et le canal de l’Ourcq pour sécuriser les passages cyclistes ;
  • En lien avec le département, obtenir l’installation de nouveaux passages piétons, en particulier sur l’avenue Jean Lolive entre Église et Raymond Queneau ;
  • Apaiser la circulation sur l’ensemble de la ville en réduisant la vitesse à 30 km/h à l’exception des axes de grande circulation maintenus à 50 km/h ;
  • Développer de nouvelles solutions de stationnement dans tous les quartiers, notamment dans les sous-sols des immeubles et lutter sévèrement contre le stationnement anarchique.

Réduire la pollution sonore  :

  • Poursuivre et renforcer les actions du Plan de prévention du bruit dans l’environnement, en particulier s’agissant d’actions de sensibilisation auprès des acteurs de la nuit et du soutien financier à l’installation de double vitrage pour les habitants de zones particulièrement bruyantes.

Changer notre regard sur la transition écologique.

Développer la formation et la sensibilisation à la transition écologique :

  • Sensibiliser les Pantinoises et les Pantinois au changement climatique en développant les ateliers (ateliers de la Fresque du Climat  et les ateliers “2 tonnes”) et les programmes éducatifs pour sensibiliser les jeunes générations au respect de l’environnement, au recyclage et aux pratiques éco-responsables, notamment sur le portail éducatif ;
  • Faire de Montrognon une école de la nature ;
  • Soutenir l’installation d’une ferme municipale bio dans l’écoquartier pour promouvoir l’agriculture urbaine et accueillir des enfants (actions de sensibilisation/formation au bien-être animal et à l’élevage soutenable) ;
  • Favoriser dans toutes les friches, l’installation de tiers-lieux destinés à promouvoir l’écologie urbaine, le développement d’offres culturelles et festives.
  • Organiser une grande exposition itinérante (qui sera proposée dans les bibliothèques et les maisons de Quartier) qui sensibilisera sur les conséquences concrètes d’un scénario d’un Pantin à 50°C ;
  • Lancer une grande campagne publique de sensibilisation aux éco-gestes, à la sobriété, etc. ;
  • Cultiver dans les espaces verts de la ville et distribuer gratuitement aux habitants des herbes aromatiques, des bulbes et des arbrisseaux.

Instaurer des règles financières garantes d’un budget vert :

  • Adopter la règle verte et rouge dans nos décisions d’aménagements et d’investissements, c’est-à-dire imposer que tous les choix politiques soient guidés par l’impératif écologique et la consultation des habitants ; 
  • Adopter une charte de l’achat public vert et local, afin de mobiliser pleinement les clauses des marchés publics pour favoriser l’achat de proximité respectueux de l’environnement.

Améliorer notre alimentation.

L’alimentation constitue un enjeu fondamental de nos vies quotidiennes, elle doit être de qualité, diverse et accessible.

  • Nommer un.e élu.e à l’alimentation durable, en charge d’élaborer et de mettre en place  un Projet Alimentaire Territorial (PAT) écologique et solidaire pour favoriser les circuits courts et de proximité, diminuer les déchets, contribuer à la qualité de l’alimentation et garantir la souveraineté alimentaire ; Ce PAT sera cohérent avec celui du Département de la Seine-Saint-Denis, et s’établira en coopération avec les acteurs locaux (Butinerie, les associations solidaires, les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), les écoles et les représentants de parents d’élèves, les entreprises et les services publics, les prestataires de restauration collective et les traiteurs, Est Ensemble, les commerçants, les marchés, etc.) et sur des actions concrètes (formations, critères dans la commande publique, recyclage, partenariats avec des producteurs/traiteurs locaux, livraison/distribution par le canal) ;
  • Garantir à chaque enfant un repas équilibré, savoureux et pris autour d’un temps partagé :
    • Sortir progressivement du système de “liaison froide” pour les repas des cantines scolaires, avec une méthode réaliste : nous nous appuierons sur l’expérimentation (déjà votée) d’une cuisine de quartier à l’école Jean Jaurès, dont nous évaluerons les résultats avant d’envisager sa généralisation ;
    • Continuer à accroître la part d’approvisionnement en circuits courts, en agriculture raisonnée ou bio (en particulier pour les fruits et légumes frais) ;
    • Améliorer l’encadrement humain des temps de restauration scolaire par les agents municipaux, afin d’améliorer l’éducation au goût des enfants ;
    • Mettre en place une commission de suivi de la qualité des menus, incluant des représentants des parents et des agents municipaux ainsi que des temps de dégustation et de retours en direct avec les enfants, comme le font déjà de nombreuses villes ;
    • Rendre plus progressifs les tarifs de la cantine scolaire, grâce à la refonte du calcul du quotient familial.

Gérer l’eau de manière écologique et juste.

  • Réutiliser les eaux grises (eaux des piscines municipales, etc.) pour le nettoyage des rues ;
  • En lien avec Est Ensemble, mettre en place un plan de gestion durable de l’eau favorisant la récupération des eaux et la perméabilité des sols ;
  • Soutenir au sein d’Est Ensemble la régie publique de l’eau et s’opposer à toute privatisation future de l’eau.

Agir pour le bien-être animal et la biodiversité.

Favoriser la création d’un achat groupé à une mutuelle pour animaux et d’un dispositif d’accès aux soins vétérinaires pour les ménages aux revenus modestes.

Préserver et développer les trames vertes (couvert végétal), bleues (cycles de l’eau), et noires (éclairages) pour redonner sa place au vivant sur le territoire ;

Candidater pour rejoindre le label “Ville amie des animaux” ;

Mieux gérer les chats errants (identification, stérilisation, en coopération avec les associations) ;

Exclure de la commande publique les produits issus de l’élevage intensif ou testés sur des animaux ;

Développer et améliorer l’offre de caniparcs dans tous les quartiers de la ville ;