Penser la ville à hauteur d’enfants, c’est garantir à chaque enfant le droit de grandir dans un cadre sûr, apaisé, stimulant, avec des solutions de garde, des écoles dignes, des temps périscolaires de qualité, une attention particulière portée à la protection de leurs droits comme à l’écoute de leur voix. 

Dans une ville où près de la moitié des parents d’enfants de moins de trois ans n’ont pas de solution de garde et où 80 % des habitant·es jugent les bâtiments municipaux mal adaptés au changement climatique, l’enfance doit devenir le prisme central de nos décisions.

Choisir l’enfance comme boussole de l’aménagement de la ville, c’est l’améliorer pour toutes et tous : une rue apaisée devant une école, une cour végétalisée, un square bien entretenu sont aussi des espaces plus praticables pour les seniors, les parents, les personnes en situation de handicap.

Pantin doit redevenir une ville où l’on ne renonce ni à un emploi faute de crèche, ni à un voyage scolaire faute de moyens, ni à la parole des enfants faute d’écoute.

3 priorités :  

  • Faire du service public de la petite enfance une priorité. 

Rattraper le retard massif en créant de nouvelles crèches publiques, notamment une crèche aux Limites dès le début du mandat et une crèche à horaires décalés à l’Hôtel de Ville, pour qu’aucune famille ne soit laissée sans solution.

  • Lancer un plan de rénovation des écoles. 

Réaliser un audit public du bâti dès les premières semaines, rénover les sanitaires partout, végétaliser une cour dans chaque école, adapter les locaux aux canicules et établir une programmation pluriannuelle des travaux rendue publique.

  • Donner un nouveau souffle au périscolaire. 

Repenser les temps périscolaires comme de vrais temps ludo‑éducatifs, avec tolérance zéro contre les violences, des activités enrichies et une co-construction avec les parents, les agent·es et les enfants.

Nos engagements pour une ville à hauteur d’enfants :

  • Protéger les droits des enfants et considérer les jeunes pantinois.es comme des citoyens à part entière.

À Pantin, nous mènerons une politique déterminée de protection de l’enfance, de lutte contre toutes les violences et de respect de la parole des enfants. Nous construirons une ville qui écoute, protège et associe les jeunes  – que nous considérerons comme des citoyens à part entière – à la vie démocratique locale, en nous appuyant sur les recommandations des associations engagées.

  • Désigner un.e élu.e chargé.e de l’enfance, qui établira une stratégie municipale pour les droits de l’enfant, publiera un rapport annuel sur les droits des enfants dans toutes les politiques publiques, et veillera à ce que Pantin obtienne le label “Ville Amie des Enfants” de l’UNICEF d’ici à la fin du mandat (pour découvrir ce label, cliquez ici);
  • Avoir une tolérance zéro face aux violences et aux atteintes faites aux enfants : établir des protocoles clairs dans chaque école, chaque centre de loisirs et chaque crèche qui devront recueillir la parole des enfants, avec une traçabilité des réponses apportées et un soutien aux familles, renforcer la formation des agents municipaux en contact avec les enfants  et entreprendre des actions pour sensibiliser les enfants à leurs droits  ;
  • Mieux prendre en compte l’opinion des enfants dans la vie démocratique locale : renforcer le conseil des enfants pantinois et le conseil des jeunes ; consulter plus régulièrement les enfants pour les politiques publiques qui les concernent (ex. : aménagements des écoles et des parcs, qualité de la restauration scolaire, activités proposées sur le temps périscolaire, etc.) ;
  • Ajouter un supplément ou une tribune pour les enfants dans le journal municipal “Canal” ;
  • Renforcer la sécurité et le bien-être des enfants dans l’espace urbain en lançant le dispositif “Pantin à hauteur d’enfants”. Ce dernier visera à mobiliser les commerçants locaux et les services publics pour créer un réseau de lieux sûrs et accueillants pour les plus jeunes. La Ville proposera ainsi un autocollant “Pantin à hauteur d’enfants” à apposer sur les vitrines des commerces pour indiquer qu’un enfant peut :
    • Se réfugier en cas de besoin,
    • Demander un verre d’eau,
    • Appeler un parent,
    • Utiliser les toilettes.

C’est un geste simple mais puissant pour rendre la ville plus accueillante, plus sûre, plus humaine pour les plus jeunes.

  • Ouvrir des crèches et faire du service public de la petite enfance une priorité des six prochaines années.

Aujourd’hui, à Pantin, trouver un mode de garde pour les tout petits est un parcours d’obstacles pour bien des familles. Près de la moitié des parents d’enfants de moins de trois ans n’ont pas de solution d’accueil. Faute de solutions publiques suffisantes, certaines familles se tournent vers la garde à domicile, mais cette solution coûteuse n’est pas accessible à toutes les familles et creuse donc les inégalités. Il n’y a pas de fatalité : autour de nous, d’autres villes font mieux !

Notre objectif : un plan de rattrapage pour faire face au retard pris par Pantin pour que, d’ici 2032, il y ait à Pantin une solution d’accueil pour tous les bébés pantinois.

  • Développer l’offre d’accueil et des infrastructures :
    • Ouvrir de nouvelles crèches publiques et des relais d’assistantes maternelles, notamment dans les quartiers les moins bien dotés comme le quartier des Limites ;
    • Ouvrir une crèche à horaires décalés dans les locaux de l’Hôtel de Ville pour répondre aux besoins des familles aux rythmes de travail atypiques ;
    • Accompagner la transition liée aux départs en retraite des assistantes maternelles, en favorisant l’accès au logement des nouveaux·elles professionnel·les qui souhaitent s’installer, en anticipant les départs, en soutenant des projets de maisons d’assistantes maternelles ;
    • Proposer pendant la période des 1 000 premiers jours de l’enfant un accompagnement municipal renforcé pour les parents en situation de monoparentalité en lien avec le Centre communal d’action sociale (CCAS) ;
    • Obtenir l’ouverture de nouvelles classes de Très Petite Section (TPS) et expérimenter des « classes passerelles » au sein desquelles un éducateur de jeunes enfants (EJE) travaille aux côtés d’un enseignant pour une transition douce vers l’école.
  • Garantir la transparence et la justice sociale dans l’accès aux places en crèche :
    • Anonymiser les demandes d’attribution de places en crèche sur la base de critères publics et transparents pour garantir l’équité ;
    • Rendre prioritaires les demandes des familles monoparentales dans l’accès aux solutions de garde ;
    • Tenir des commissions d’attribution de manière plus régulière pour les places en crèches, afin d’optimiser les vacances de places de manière juste et équitable ;
    • Publier un rapport annuel présenté aux habitants avec les données essentielles sur la situation de la petite enfance (dont l’avancement des objectifs de création de places en crèche).
  • Soutenir les parents et les professionnel.le.s de la petite enfance.
    • En lien avec le Département, renforcer la Protection maternelle et infantile (PMI) à Pantin ;
    • Étendre le congé paternité pour les agents municipaux, comme l’a déjà fait le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis ;
    • Renforçant les missions et les moyens du Relais des parents ;
    • Soutenir les associations qui créent du lien social autour de la parentalité à Pantin.
    • Veiller à ce qu’il y ait des tables à langer dans les lieux publics.
  • Refondre notre politique éducative.
  • Intensifier la rénovation des écoles et des centres de loisirs, avec une méthode claire :
    • Dès les premières semaines après l’élection, réaliser un audit global du bâti scolaire et périscolaire (état structurel des bâtiments, relevé des urgences, diagnostic énergétique et thermique, état des sanitaires, petits travaux en attente demandés de longue date par les directions d’école et/ou les parents, etc.). Ce rapport sera rendu public et servira de base à l’élaboration d’une programmation pluriannuelle des travaux, elle aussi rendue publique.
    • Consacrer dans le premier budget du mandat une place importante à un rattrapage des travaux en attente : réponse aux petits travaux demandés par les conseils d’école depuis plusieurs années, remise en état des sanitaires partout où c’est nécessaire, « plan d’urgence climat » visant à doter les écoles de mesures d’atténuation en cas de canicule (stores dans toutes les classes, ventilateurs en nombre suffisants, dispositifs permettant de mesurer et d’adapter les températures en période de grand froid ou de grandes chaleurs, etc.).
    • Rendre publique la programmation pluriannuelle d’investissement établie sur la base de l’audit mentionné ci-dessus, qui priorisera la rénovation des écoles et des centres de loisirs les plus vétustes et intensifiera dans toutes les écoles la rénovation énergétique et la végétalisation des bâtiments et des cours d’école.
    • S’assurer que tous les sanitaires sont propres et dignes et aménagés de manière à respecter l’intimité des enfants.
    • Avoir une meilleure transparence dans le suivi des chantiers, avec des comités de suivi réguliers et une information loyale en cas de difficultés ;
  • Recruter un.e ATSEM par classe en école maternelle ;
  • Engager un combat politique avec la Région Île-de-France pour que les lycéennes et lycéens scolarisés au lycée Berthelot aient des conditions d’étude dignes : la Région doit rénover ce lycée ou le reconstruise dans le futur écoquartier des Quatre Chemins, en concertation avec la communauté éducative ;
  • Passer de la défiance à la confiance entre la ville et la communauté éducative – parents, enseignant.e.s, agent.e.s notamment ceux du périscolaire – avec des réponses plus réactives aux sollicitations exprimées en Conseil d’école et en développant les temps de concertation ;
  • Garantir à chaque enfant un repas équilibré, de bonne qualité et savoureux à la cantine :
    • Sortir progressivement du système de “liaison froide” pour les repas des cantines scolaires, avec une méthode réaliste : nous nous appuierons sur l’expérimentation (déjà votée) d’une cuisine de quartier à l’école Jean Jaurès, dont nous évaluerons les résultats avant d’envisager sa généralisation ;
    • Continuer à accroître la part d’approvisionnement en circuits courts, en agriculture raisonnée ou bio (en particulier pour les fruits et légumes frais) ;
    • Améliorer l’encadrement humain des temps de restauration scolaire par les agents municipaux, afin d’améliorer l’éducation au goût des enfants ;
    • Mettre en place une commission de suivi de la qualité des menus, incluant des représentants des parents et des agent.e.s ainsi que des temps de dégustation et de retours en direct avec les enfants, comme le font déjà de nombreuses villes.
    • Rendre plus progressifs les tarifs de la cantine scolaire, grâce à la refonte du calcul du quotient familial.
  • Tout faire pour que chaque enfant pantinois bénéficie d’au moins un voyage scolaire (classe verte, classe de mer ou classe neige) au cours de sa scolarité (maternelle et élémentaire), en travaillant avec l’Éducation nationale et les équipes enseignantes dans les écoles pour identifier les blocages et rendre effectif cet objectif ;
  • Développer et soutenir les pratiques artistiques, scientifiques et sportives :
    • En recrutant, en lien avec le conservatoire et l’Académie, des professeurs municipaux intervenant dans les écoles sur le temps scolaire dans des disciplines artistiques, comme cela se fait de longue date à Paris et dans d’autres villes de Seine-Saint-Denis ;
    • En élargissant le portail éducatif à de nouvelles activités sportives et artistiques ;
    • En améliorant la qualité des sorties et des activités proposées le mercredi et sur la pause méridienne ;
  • Favoriser et encourager la mixité à l’école en créant un Observatoire de la mixité scolaire dans le premier degré (à l’image de ce que fait le Département de Seine-Saint-Denis pour les collèges) et en évaluant les effets de la récente refonte de la carte scolaire (préalablement à toute nouvelle modification).
  • Exiger de l’Éducation nationale le rétablissement du suivi médical des enfants à l’école.
  • Donner un nouvel élan au périscolaire.

Qu’il s’agisse du mercredi, de l’accueil du matin et du soir, de la pause méridienne ou des vacances scolaires, l’accueil périscolaire est une politique municipale majeure. Loin d’être une simple garderie, il s’agit de temps ludo-éducatifs qui participent pleinement à l’éducation des enfants, et contribuent à leur épanouissement et à leur ouverture sur le monde. 

Si l’offre d’accueil a été renforcée ces dernières années, grâce à l’ouverture de nouveaux centres de loisirs ces dernières années, aujourd’hui la qualité de l’accueil périscolaire a besoin d’un nouveau souffle. La diversité des activités proposées aux enfants et l’ambition éducative doivent être revues à la hausse.

En outre, à Pantin comme ailleurs, la protection des enfants doit être renforcée. Nous appliquerons un principe de tolérance zéro, et renforcerons la formation de tous les agents municipaux au contact des enfants.

  • Renforcer l’accessibilité du périscolaire pour tous les enfants et toutes les familles :
    • Avancer l’accueil du matin à 7h30, comme le font déjà toutes les villes d’Est Ensemble, afin de faciliter la vie des parents qui travaillent tôt ou loin de Pantin ;
    • Proposer des petits déjeuners et des goûters le soir en élémentaire, pour assurer l’équilibre alimentaire de ce repas et l’égalité entre les enfants ;
    • Pour améliorer l’inclusion des enfants en situation de handicap, former 40 animatrices.eurs chaque année sur l’accueil des enfants en situation de handicap (contre 20 actuellement) ;
  • Donner un nouveau souffle aux activités périscolaires :
    • Dès les premières semaines après l’élection, réaliser un état des lieux du matériel disponible dans les centres de loisirs, et veiller à ce que chaque structure dispose d’une bibliothèque suffisamment dotée et d’assez de jeux ;
    • En partenariat avec des associations d’éducation populaire, organiser davantage d’activités avec des intervenants extérieurs sur la pause méridienne.
    • Mettre en place un grand “plan mercredi” avec :
      • Des sorties « inter-centres » pour favoriser les échanges entre les quartiers et permettre aux enfants de se faire de nouveaux amis ;
      • Des appels à projet à destination des associations de l’éducation populaire ;
      • Des stages thématiques (sport, art, sciences, etc.) étalés sur plusieurs semaines et sur inscription avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, pour stimuler la curiosité en particulier des plus grands.
      • Des sorties à la journée dans des espaces naturels, pour promouvoir un “droit à la nature” pour chaque enfant ;
      • Développer ou renforcer des partenariats forts entre les centres de loisirs et les lieux culturels de la ville (conservatoire, ludothèques) et sportifs (École municipale d’initiation sportive – ÉMIS, clubs), pour que chaque enfant profite de l’offre pantinoise.
  • Augmenter le nombre de sorties pendant les vacances scolaires, en publiant le programme d’activités à l’avance.
  • Dans le respect du dialogue social, renforcer la formation des animateur.rice.s et repenser l’organisation du travail pour laisser plus de temps à la préparation des activités ludo-éducatives proposées aux enfants.

Améliorer la communication et le dialogue entre les familles et les équipes périscolaires : afficher et transmettre par email les programmes d’activité, organiser des réunions au moins trimestrielles à l’intention des parents afin de présenter les projets et les activités en cours, et doter chaque centre de loisirs  d’un directeur ou d’une directrice de plein exercice.