Notre ville attire de nouvelle·aux habitant·es, de nouvelles entreprises, de nouveaux projets.

Mais cette dynamique ne se traduit pas de la même manière pour tout le monde : pendant que certain·es voient s’ouvrir des opportunités, d’autres subissent des loyers qui grimpent, des charges qui augmentent, des tickets de caisse qui s’alourdissent et renoncent à se soigner, à une sortie, à un panier de courses complet.

À Pantin, près d’un habitant·e sur trois vit sous le seuil de pauvreté : c’est un visage sur trois dans le bus, à la sortie de l’école, au supermarché.

Pour nous, une ville de gauche ne se contente pas de commenter cette réalité, elle en fait son point de départ. 

Faire de Pantin une ville protectrice, c’est faire du logement, de la santé, de l’alimentation et de l’accès aux droits un bloc cohérent, lisible, qui empêche de basculer et permet de respirer un peu quand le reste craque.

3 priorités :  

  • Permettre à tous les Pantinois·es de continuer à vivre à Pantin

Veiller à ce qu’au moins 50% des logements construits ou rénovés pendant le mandat soient des logements sociaux, adaptés aux besoins réels des demandeur·euse·s, pour que les Pantinois·es puissent rester dans leur ville à chaque étape de leur vie.

  • Protéger la santé comme un droit, pas comme un privilège. 

Ouvrir un quatrième centre municipal de santé dans le quartier Raymond-Queneau et renforcer l’offre existante, notamment par le recrutement de spécialistes ; Créer une mutuelle communale ; Renforcer la prévention (santé mentale, addictions, sport-santé) ; Rapprocher l’accompagnement de celles et ceux qui en ont besoin, dans les quartiers.

  • Mettre en place un bouclier municipal pour les plus exposés. 

Construire des politiques dédiées aux familles monoparentales ; Soutenir les travailleurs précaires ; Créer une caisse sociale alimentaire ; Ouvrir une Maison des solidarités ; Lancer des achats groupés (mutuelle, assurances habitation et voiture…) ; Établir des règles d’accès aux aides plus justes, anonymes et transparentes.

Nos engagements pour une ville protectrice :

  • Garantir le droit au logement abordable et enrayer la spéculation.
  • Déployer un plan municipal ambitieux de construction et de rénovation des logements sociaux et très sociaux :
    • Garantir qu’au moins 50 % des logements construits ou rénovés pendant le mandat soient accessibles à celles et ceux qui demandent un logement social avec en priorité les logements accessibles en Prêt Locatif Aidé d’Intégration (PLAI) et en Prêt Locatif à Usage Social (PLUS),
    • Adapter ces nouveaux logements aux besoins de ces demandeuses.rs (taille des familles, etc.), les répartir équitablement dans tous les quartiers,
    • Réduire les surfaces de bureaux dans le futur écoquartier au profit de logements abordables,
    • Construire en respectant les normes environnementales les plus ambitieuses permettant in fine que les charges soient faibles,
    • Créer un Observatoire des charges locatives pour lutter contre la hausse de ces charges.
  • Rendre accessibles à tou.te.s le logement social et en faire un vrai outil de parcours de vie pour les Pantinoises et les Pantinois : anonymiser les dossiers de demande de logement social, s’engager à ce que la commission d’attribution des logements sociaux soit présidée non pas par un.e élu.e mais par une personnalité associative qualifiée et reconnue afin de garantir des décisions équitables et lisibles ;
  • Encourager la mobilité dans le logement social en maintenant le niveau de loyer et en garantissant la proximité du quartier,
  • Créer un dispositif « Premier logement jeunes » permettant aux jeunes de quitter le foyer familial, développer les résidences étudiantes et de jeunes travailleu.ses.rs ;
  • Lancer un plan de maîtrise de l’évolution des coûts du logement :
    • Faire respecter strictement l’encadrement des loyers avec des contrôles aléatoires et ciblés,
    • Renforcer la maîtrise publique du foncier,
    • Réduire de 120 à 90 jours le nombre de jours par an où un logement peut être loué en meublé touristique (de type “Airbnb”) afin d’inciter les propriétaires à louer de manière durable leur logement,
    • Déployer davantage le bail réel solidaire (dispositif dans lequel vous achetez uniquement le logement et vous louez le terrain à un Organisme Foncier Solidaire) pour favoriser l’accession à la propriété à prix maîtrisé,
    • Créer en lien avec des partenaires comme Habitat et humanisme une Agence Immobilière à Vocation Sociale (AIVS) qui se porterait garant lors de la mise en location d’appartements, développer l’habitat partagé, les foyers-logement pour les personnes âgées,
  • Lutter contre la spéculation immobilière : déployer tous les outils disponibles pour réguler les prix de sortie des opérations immobilières, muscler les clauses anti-spéculatives.
  • Protéger notre santé.

Améliorer l’accès aux soins :

  • Créer une mutuelle communale à bas prix puis proposer de l’étendre à Est Ensemble pour diminuer encore les prix  ;
  • En lien avec l’Agence Régionale de Santé, faire intervenir une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, d’infirmière.er, d’un.e travailleuse.r social.e, d’un.e psychologue (appelée “équipe mobile santé-précarité”) qui fait de « l’aller-vers » en santé, de la détection et de la prévention, avec une attention spécifique sur les personnes âgées et les personnes en situation de handicap ;
  • Poursuivre l’accompagnement à l’installation des professionnel.le.s de santé en favorisant la recherche et la rénovation de locaux professionnels, en mettant en valeur le cadre de vie, etc. ;
  • Lutter contre le non-recours à la complémentaire santé solidaire : en parler systématiquement au public du Centre communal d’action sociale (CCAS), etc.).

Répondre à la dégradation de l’état de santé mentale :

  • Mettre en place un plan pour améliorer la santé mentale, avec les professionnel.le.s de santé concernés et les partenaires associatifs, dans un comité local pour la santé mentale, pour piloter la prévention, le repérage, l’accompagnement et la prise en charge des personnes concernées, le développement d’une offre accessible à tous ;
  • Former les Pantinoises et les Pantinois qui le souhaitent et les agent.e.s de la Ville aux Premiers secours en Santé Mentale : animatrices.eurs périscolaires, éducatrices.eurs sportive.fs, médiatrices.eurs, etc. 
  • Équiper chaque professionnel.le formé.e d’un kit d’orientation vers les professionnel.les en santé mentale : numéros d’urgence (3114, Fil Santé Jeunes), adresses locales (Maisons des Adolescents, CMP, associations spécialisées).
  • Mettre en place des espaces santé de proximité au sein des espaces jeunes, des maisons de quartier, des équipements municipaux proposant des consultations gratuites et anonymes de prévention dans chaque quartier ;
  • Lancer un programme de détection et de prise en charge de l’éco-anxiété, particulièrement forte chez les jeunes.

Travailler sur la prévention en santé publique :

  • Développer le sport-santé en créant des parcours d’activités spécifiques (séniors, jeunes) dans la ville, en ouvrant des créneaux dédiés à l’activité physique adaptée (APA) et au sport sur ordonnance dans les gymnases de la ville notamment pour les personnes souffrant de maladies chroniques, en faisant mieux connaître les actions en sport-santé menée par la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de Pantin ;
  • Développer un plan alimentaire local pour favoriser le « mieux manger » en créant un label pour les commerces et les restaurants adossé à un cahier des charges exigeant sur la valeur nutritionnelle des produits vendus, en renforçant en ce sens l’offre de restauration collective et en créant une caisse sociale alimentaire ;
  • Lutter contre les addictions en développant la prévention auprès des plus jeunes dans les établissements scolaires de l’école au lycée, en interdisant la publicité pour l’alcool, la “malbouffe” dans le règlement local de publicité à proximité des établissements scolaires, des lieux fréquentés par des enfants et des lieux de soins, en devenant partenaire du “Dry January” (Défi de Janvier “Janvier sobre”), en freinant l’implantation de “fast-foods” près des établissements scolaires, en élargissant la programmation du salon « Pantin boit bio » pour y proposer des alternatives à l’alcool, en construisant et proposant un lieu-ressources qui renseigne et oriente les personnes sujettes à addictions et leurs familles.
  • Protéger notre pouvoir d’achat.
  • Acheter de manière groupée des services utiles (ex. : mutuelle santé, assurances habitation et voiture, etc.) aux habitant.e.s pour en faire baisser le prix ;
  • Fixer un mode de calcul individualisé et transparent du quotient familial pour garantir un traitement juste et vérifiable par toutes et tous et rendre plus juste et plus progressive sa grille, l’étendre à l’ensemble des politiques de la ville (tarifs de la saison culturelle, ludothèque, etc.), afin de faire baisser les prix des services publics de la Ville pour les ménages aux faibles revenus ;
  • Réduire les prix sur les marchés en passant leur gestion en régie municipale et non plus à un acteur privé lucratif et en accueillant des producteurs d’Île-de-France qui pratiquent la vente directe ;
  • Amorcer une Sécurité sociale alimentaire en créant en lien avec les acteurs locaux une caisse alimentaire locale pour acquérir des produits frais et de qualité dans des lieux choisis (marchés, commerces, productrices.eurs locales.aux, épiceries solidaires, etc.) et en soutenant des initiatives d’épiceries solidaires.
  • Protéger de la pauvreté.

À Pantin, plus aucun droit ne doit dépendre de la capacité à remplir un dossier.

Repérer activement et mieux accompagner les situations de pauvreté :

  • Anonymiser toutes les demandes d’aide, afin que chacun·e soit accueilli.e selon sa situation réelle, et non sur son nom, ou son adresse pour garantir une égalité d’accès aux droits, en luttant contre le non-recours et les discriminations. Cela suppose des droits compréhensibles, accessibles et accompagnés ;
  • Faire circuler un bus en bas des immeubles amenant des assistantes sociales pour aider les personnes en difficulté à réaliser les démarches administratives, notamment les demandes de prestations sociales (RSA, APL, etc.) et plus largement renforcer les dispositifs d’accès aux droits et aux services publics pour les personnes les plus fragiles, en développant l’accompagnement social, la médiation et l’information dans tous les quartiers  ;
  • En lien avec le Département, recruter davantage d’assistantes sociales ;
  • Renforcer l’offre de rendez-vous avec des écrivain.e.s publiques.cs (par recrutement ou appel à projets) et les permanences des conseillères.ers numériques “France services” ;
  • Renforcer les dispositifs d’accès aux droits et aux services publics pour les personnes les plus fragiles, en développant l’accompagnement social, la médiation et l’information dans tous les quartiers ;
  • Travailler à une meilleure coordination entre les écoles, les bailleurs sociaux, les associations solidaires et le Centre communal d’action sociale (CCAS) pour mieux identifier les ménages qui sont en train de basculer dans la pauvreté et intervenir le plus tôt possible ;
  • Faire de la lutte contre l’habitat indigne une priorité municipale : aider à la rénovation des logements, recruter et revaloriser les inspectrices.eurs de salubrité, lutter contre les marchands de sommeil, aider les copropriétés pour remplir les dossiers d’aide auprès de l’ANAH (aides de l’État) : “MaPrimeRénov’, etc.
  • Sur le modèle du café suspendu en Italie, proposer aux restauratrices.eurs pantinois.es de transformer les cartes de fidélité en dons de repas au bénéfice de Pantinoises et Pantinois les plus en difficultés ;

Créer un bouclier municipal pour les travailleuses.rs précaires et les familles monoparentales :

  • Individualiser le calcul du quotient familial, notamment pour mieux tenir compte de la situation des familles monoparentales ;
  • Ouvrir les services municipaux en soirée, renforcer l’accompagnement humain et donner les moyens aux travailleuses.rs précaires de pouvoir accéder aux services municipaux sur des modalités facilitées ;
  • Octroyer un microcrédit personnel à taux zéro pour les travailleuses.rs ayant des dépenses importantes à régler dans le cadre d’un projet d’insertion ou de réinsertion sociale ou professionnelle (ex. : achat d’un moyen de locomotion, passage du permis de conduire, accès à une formation professionnelle, etc.) en complément d’autres aides (Région, Département, etc.).
  • Adopter un plan municipal dédié aux familles monoparentales et aux mères isolées, avec une vision transversale et des objectifs chiffrés en créant un statut “famille monoparentale” qui garantit un accès prioritaire des mères et pères concernés aux activités de l’École municipale d’initiation sportive (ÉMIS) et aux centres de loisirs et à des solutions de garde d’enfant à horaires élargis, en créant un « droit au repos » avec des places réservées pour les séjours ou activités de vacances et un guichet unique « parent solo » au sein du Centre communal d’action sociale (CCAS) pour accompagner les mères et pères célibataires dans leurs demandes de logement et droits sociaux, et un suivi personnalisé sur le plan administratif ;

Soutenir sans relâche les associations de solidarité :

  • Soutenir, notamment financièrement, les associations solidaires ;
  • Mettre à disposition des locaux adaptés à leurs besoins ;
  • Promouvoir les associations solidaires qui recherchent des bénévoles, animer un réseau local et le lien avec les services publics qui agissent dans le champ de la solidarité.

Lutter contre le sans-abrisme et l’errance :

  • Lancer un plan de mise à l’abri d’urgence, en renforçant le dispositif “Pas d’enfant scolarisés à Pantin en situation d’errance”, en exigeant de l’État qu’il ouvre des places permanentes d’accueil et un centre d’hébergement d’urgences des demandeuses.rs d’asile sur notre territoire ;
  • En lien avec le Préfet de la Seine-Saint-Denis, lutter pour la réquisition des bureaux et des logements vacants et la mise en place de logements intercalaires dans des bâtiments vides provisoirement et accompagner les mises à l’abri pendant les plans “Grand froid” ;
  • Renforcer et rendre plus visible une cellule municipale de prévention des expulsions locatives, associant le centre communal d’action social (CCAS), les bailleurs, les syndics de copropriété et les associations spécialisées ;
  • Travailler à une meilleure coordination avec les partenaires comme le 115, la Croix-Rouge, etc.
  • Soutenir l’accès à l’emploi et à l’économie sociale et solidaire.

En lien avec Est Ensemble, créer des passerelles entre les entreprises et les commerces qui s’installent à Pantin et la Maison de l’emploi pour favoriser le recrutement de Pantinoises et de Pantinois.

Créer un véritable service public local de l’emploi et de l’insertion, visible et accessible, rassemblant la Mission locale, le Plan local pour l’insertion et l’emploi (PLIE), les structures d’insertion, les entreprises de l’économie sociale et solidaire, les associations et les services municipaux, pour qu’aucun.e Pantinoise et Pantinois ne reste au bord du chemin ;

Soutenir les moyens de l’expérimentation Territoires Zéro chômeur de longue durée en cours à Pantin (entreprises PAM aux 4 Chemins), tout faire au niveau national pour que cette expérimentation soit pérennisée et sécurisée financièrement ;

Multiplier les forums de l’emploi (aujourd’hui une fois par an seulement) en lien avec Est-Ensemble ;

Soutenir de manière renforcée l’économie sociale et solidaire et les activités de la transition écologique grâce à des locaux à loyers maîtrisés dans les nouveaux projets urbains, des clauses sociales ambitieuses dans les marchés publics, des fabriques locales du réemploi, de la réparation et des circuits courts alimentaires, conciliant utilité économique, lien social et engagement citoyen ;

Mieux accompagner l’entrepreneuriat local en lien avec l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE), Est Ensemble et la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) ;

Davantage orienter les activités des antennes jeunesse vers l’emploi et la formation en direction des secteurs qui en ont le plus besoin (ex. : aides à la personne, restauration, etc.)

Systématiser les clauses d’insertion sociale dans les marchés publics de la Ville ;