Osez Pantin – Collectif politique et citoyen
Incendies criminels à proximité de Pantin : l’urgence de protéger, d’héberger et de rendre justice
Les incendies successifs survenus les 18-19 janvier puis les 27-28 janvier 2026 sur le campement Delphine Seyrig, dans le 19ᵉ arrondissement de Paris, constituent des faits d’une gravité extrême. Plusieurs personnes exilées ont été blessées, dont l’une très gravement brûlée, encore hospitalisée aujourd’hui.
Ces incendies, dont de nombreux témoignages concordants et éléments matériels laissent penser qu’ils pourraient être criminels, ne peuvent être traités comme de simples faits divers. Ils s’inscrivent dans une série d’agressions visant des lieux de (sur)vie nécessairement spontanés, dans un contexte de grande précarité, d’abandon institutionnel et de banalisation des discours de rejet.
Situé à proximité immédiate du canal de l’Ourcq, à la frontière entre Paris et Pantin, ce campement rappelle une réalité trop souvent ignorée : la misère, la violence et l’indignité ne s’arrêtent pas aux limites administratives. Lorsqu’un campement est laissé sans solution, sans protection et sans mise à l’abri, la carence de l’action publique engage directement la responsabilité des autorités compétentes. Les risques sanitaires, environnementaux et humains concernent à la fois les personnes qui y survivent et les riverain·es.
À Pantin, nous refusons cette logique de non-assistance organisée. Nous refusons que l’on attende des blessé·es graves, voire des morts, pour agir. Nous refusons que des enfants, des femmes et des hommes soient contraints de survivre dans des conditions indignes, exposés aux violences, aux incendies et aux intoxications, au cœur de la métropole.
La dignité humaine n’est ni une option, ni une variable d’ajustement budgétaire. Elle constitue un principe fondamental du droit et un impératif de justice sociale, au cœur du projet politique que nous portons pour la ville.
Osez Pantin appelle solennellement les autorités compétentes à :
- procéder sans délai à la mise à l’abri durable et inconditionnelle de l’ensemble des personnes vivant sur le campement Delphine Seyrig, conformément aux obligations légales de l’État ;
- garantir leur sécurité, leur accès effectif aux droits et à un accompagnement digne ;
- faire toute la lumière sur ces incendies, identifier et poursuivre les auteurs de ces actes criminels.
Dans ce cadre, notre tête de liste, Mathieu Monot, conseiller départemental du canton de Pantin et du Pré Saint-Gervais, saisit officiellement le Préfet de Paris et le Préfet de la Seine-Saint-Denis, afin que l’État assume pleinement ses responsabilités.
Parce qu’une ville solidaire ne détourne pas le regard.
Parce que la justice sociale commence par la protection de toutes les vies humaines.
Osez Pantin
Collectif politique et citoyen